La France Orthodoxe
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Le Jugement dernier
La parole de Dieu est une parole éternelle. Et sur le fond de la réalité qui nous entoure, la parole de Dieu résonne comme un avertissement, une admonestation et une réprimande.
Dans les semaines précédentes, à propos de Zachée, du Publicain et du pharisien et du Fils prodigue, le Seigneur nous a montré quels péchés sont les agents du mal dans la vie de l'homme, de la famille, de la société et de la nation. Ces péchés sont : l'orgueil, qui donne naissance à l'impitoyabilité, à l'autosatisfaction et à l'arrogance. Ces péchés sont des signes clairs de la trahison à l’égard de Dieu, ils obscurcissent la raison et renversent les valeurs spirituelles chez l'homme et dans la société.
Après nous avoir montré dans la parabole du fils prodigue l'immense charité de Dieu et Son amour de l’homme, où les bras du Père sont ouverts à tous les renégats qui, après avoir refusé la philanthropie divine pour l'homme ont réalisé la fausseté de leur mode de vie, voilà qu’aujourd’hui la Sainte Église parle de la fin du monde et du Jugement dernier. Le Jugement dernier n'est pas un épouvantail, c’est une réalité, le Fils de Dieu Lui-même, le Christ, nous en parle. Et en nous parlant de ces événements inéluctables, le Seigneur nous met en garde : «Prenez garde que personne ne vous séduise, car beaucoup viendront sous mon nom». «Gardez-vous des faux prophètes, ils viennent à vous sous des vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs», et Il enseigne à Ses fidèles comment chacun de nous doit se comporter face aux événements qui s'annoncent. Mais de quels événements s’agit-il ? - demanderez-vous. Ceux-là mêmes qui apparaîtront avant le règne de l'Antichrist dans toutes les nations du monde et avant le Second Avènement de Jésus-Christ, comme nous le confessons dans le Symbole de la foi : «Je crois au Seigneur, qui reviendra pour juger les vivants et les morts, et dont le règne n'aura pas de fin».
Pour une brève durée de temps, dit le Sauveur, de terribles persécutions contre la foi seront permises pour combattre le christianisme, pour combattre l'Église du Christ. «On vous livrera aux tourments, on vous fera mourir, et vous serez haïs de toutes les nations à cause de mon nom», dit le Seigneur ; ce sera alors le règne de l'Antichrist. Et lorsque l'homme, abandonnant le vrai Dieu, rejetant le Christ Sauveur du monde et se prosternant devant l'Antichrist, aura amené le monde au point où le mal sur terre atteindra son plus haut degré, alors le Seigneur Lui-même descendra du ciel avec puissance et grande gloire. Et Il descendra pour juger.
Mes chers frères et sœurs, nous sommes depuis longtemps témoins de ces événements. Qui, parmi les personnes sensées et celles qui savent voir, qui peut douter de ce que nous sommes face à l'Antichrist qui règne sur les nations, et que le jour du Jugement dernier approche ? Les jours redoutables de la mise à l'épreuve de notre foi et de notre conscience sont déjà arrivés. Les «loups ravisseurs» dont parle le Sauveur sont déjà à l’œuvre dans le monde, ils « séduisent les nations par des paroles flatteuses » (Col. 2, 8) ; ils séduisent les âmes mal affermies «en leur promettant la liberté, étant eux-mêmes esclaves de la corruption» (II Pierre 2, 19). Toutes ces sectes développent une propagande effrénée auprès des chrétiens, les attirant dans leurs filets.
En nous avertissant de ne pas céder aux paroles trompeuses et séduisantes des faux docteurs, le Christ nous dit aussi comment chacun de nous doit se comporter dans l'attente du Second Avènement du Seigneur et du Jugement dernier. Lorsque, à la trompette de l'ange, le Fils de Dieu descendra du ciel toutes les nations se rassembleront devant Lui et Il les séparera les unes des autres, séparant les boucs des brebis. Qui sont les boucs ? - Ce sont les pécheurs impudents et dissolus, ceux qui nient Dieu et le Christ-Rédempteur du monde, les loups déguisés en brebis, les gens porteurs de haine cachée et d'absence de miséricorde. Et qui sont les brebis ? - Ce sont les justes, ceux qui, durant leur vie terrestre, s’assimilaient au Christ, l'Agneau de Dieu qui avait pris sur Soi les péchés du monde. En quoi s’assimilaient-ils au Christ ? - Au fait qu'ils avaient scellé leur foi et toutes leurs vertus par l'amour, car là où il y a l'amour, il y a la recherche d'une vie parfaite dans le Christ, il y a la miséricorde, il y a l'humilité, il y a la justice. Le Christ-Juge nomme les pauvres et les indigents Ses frères, car Il a Lui-même vécu dans la pauvreté sur terre.
Hâtons-nous aussi, très chers, de parvenir à la justice en attendant le jugement de Dieu sur chacun d'entre nous, afin d'entendre, nous aussi, de la bouche du Juste-Juge : «Venez, bénis de mon Père, recevez en héritage le royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde». Amen.
Évêque MITROPHANE /Znosko-Borovsky/
Страшный Суд
Слово Божие – слово вечное. И на фоне окружающей нас действительности звучит слово Божие и как предупреждение, и как наставление, и как обличение.
В прошлые недели: о Закхее, о Мытаре и Фарисее и о Блудном Сыне, указал нам Господь, какие грехи являются проводниками зла в жизнь человека, в жизнь семьи, общества и народа. Этими грехами являются: разные проявления гордыни, рождающей безжалостность, самодовольство и самонадеянность. Эти грехи являются яркими признаками измены Богу, помрачающими рассудок и опрокидывающими в человеке и в обществе духовные ценности.
Указав нам в притче о Блудном Сыне на безмерное Божие человеколюбие: объятия Отчие отверсты для всех отступников от благой воли Божией о человеке, сознавших ложность своего жизненного пути, – ныне св. Церковь говорит о кончине мiра и о Страшном Суде. Страшный Суд это не пугало, а действительность, о нем говорит нам Сам Сын Божий, Христосъ. И говоря нам об этих неизбежных событиях, Господь предупреждает нас : «Берегитесь, чтобы кто не прельстил вас. Ибо многие придут под именем Моим», «Берегитесь лжепророков, которые придут к вам в овечьей шкуре, а внутри суть волки хищные», и наставляет верных Своих – каким должен быть каждый из нас пред лицом грядущих событий. Каких событий? – спросите вы. Перед воцарением над народами мiра Антихриста и перед Вторым пришествием Иисуса Христа, каковое исповедуем мы в Символе Веры : «Верую в Господа, паки грядущего судить живым и мертвым, Его же Царствию не будет конца».
На короткое время – говорит Спаситель – будут допущены для борьбы с христианством, для борьбы с Христовой Церковью страшные гонения на веру. «Будут предавать вас на мучения и убивать вас; и вы будете ненавидимы всеми народами за имя Мое», – говорит Господь; затем – воцарится Антихрист. И когда человек, оставив истинного Бога, отвергая Христа – Спасителя мiра и поклонившись Антихристу, доведет мiръ до того, что зло на земле достигнет наивысшей степени, тогда с силой и многой славой сойдет с небес Сам Господь. Сойдет для суда.
Дорогие мои, мы давно являемся свидетелями этих событий и кто из зрячих и разумных может сомневаться в том, что стоим мы перед лицом воцаряющегося над народами Антихристом, приближаясь ко дню Страшного Суда? Уже наступили грозные дни испытания наших веры и совести. «Хищные волки», о которых говорит Спаситель, уже действуют в мiре, они «прельщают народы вкрадчивыми словами» (Кол. 2,8); они «прельщают неутвержденные души... обещая им свободу, сами будучи рабами тления» (II Петр. 2,19)). Все эти секты развивают бешеную пропаганду среди христиан, завлекая их в свои сети.
Предупреждая нас о том, чтобы мы не поддавались лживым, вкрадчивым словам лжеучителей, говорит нам Христосъ и о том, каким должен быть каждый из нас в ожидании Второго Пришествия Господня и Страшного Суда. Когда, при трубе Ангела, сойдет с небес Сын Божий, соберутся пред Ним все народы, и Он разлучит их друг от друга, отделив козлищ от овец. Кто такие козлища? – это наглые и беспутные грешники, отрицатели Бога и Искупителя мiра Христа, это волки в овечьей шкуре, люди скрытой и прямой ненависти и немилосердия. А кто такие овцы? – это праведники; это люди, в земной жизни уподоблявшиеся Христу Агнцу Божию, принявшему на Себя грехи мiра. Чем Христу уподоблявшиеся? – Тем, что любовью запечатлели свою веру и все свои добродетели, ибо где любовь, там и стремление к безупречной жизни во Христе, там милосердие, там и смирение, там и праведность. Своими братьями называет Судья-Христосъ бедных, убогих, ибо и Сам в бедности жил на земле.
Поспешим же и мы, дорогие, в ожидании Суда Божия над каждым из нас к достижению праведности, чтобы и нам услышать из уст Судии Праведного: «Придите, благословении Отца Моего, наследуйте от сложения мiра вам уготованное Царствие». Аминь.
Епископъ МИТРОФАНЪ /Зноско-Боровскiй/
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Le pharisien et le publicain
Dès les premiers chapitres de la Sainte Écriture, nous voyons comment la prière et l’offrande à Dieu peuvent être agréées ou rejetées. L’exemple de Caïn et Abel illustre cette vérité essentielle : Abel offrit un sacrifice agréable à Dieu, avec un cœur humble et une foi sincère, tandis que Caïn, bien qu’offrant lui aussi un sacrifice, le fit avec un esprit corrompu par l’orgueil et l’amertume. Le Seigneur regarda avec faveur l’offrande d’Abel, mais Il rejeta celle de Caïn, non pas à cause de la nature de l’offrande, mais à cause de la disposition du cœur en la faisant.
Aujourd’hui, l’Église nous présente une parabole qui illustre cette même leçon spirituelle : celle du pharisien et du publicain (Luc 18, 9-14). Ces deux hommes montent au Temple pour prier, tout comme Caïn et Abel sont allés devant Dieu pour offrir leurs dons. Mais seul l’un des deux sera justifié, car seule la prière humble est agréable à Dieu.
À travers cette parabole, notre Seigneur Jésus-Christ nous enseigne non seulement sur l’humilité et l’orgueil, mais aussi sur la vraie prière qui plaît à Dieu. Tout comme Abel s’est approché de Dieu avec un esprit brisé et un cœur pur, le publicain s’humilie devant le Seigneur et reçoit Sa miséricorde. Inversement, le Pharisien, à l’image de Caïn, présente son offrande avec suffisance, comptant sur ses propres mérites plutôt que sur la grâce divine.
Dans la parabole, nous voyons donc deux hommes monter au Temple pour prier. Le Pharisien se tient debout et prie ainsi : «Ô Dieu, je te rends grâce de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes…» Ensuite, il énumère ses bonnes œuvres et met en avant ses mérites. Quant au publicain, il se tient à distance, n’osant même pas lever les yeux vers le ciel, mais frappant sa poitrine il disait : «Ô Dieu, aie pitié de moi, pécheur».
L’enseignement du Christ est clair : «Je vous le dis, ce dernier descendit chez lui justifié, plutôt que l’autre». La justification vient de l’humilité et de la repentance sincère, non des œuvres accomplies avec orgueuil : «Mais quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite» (Mat 6, 3) nous enseigne le Christ. Encore moins nous devons nous vanter devant le Seigneur.
Les Saints Pères nous enseignent que la prière véritable doit être empreinte d’humilité, de contrition et de confiance en la miséricorde divine. Voici leurs conseils sur notre manière de prier :
Saint Jean Climaque écrit : «La prière est une conversation avec Dieu, mais si elle est entachée d’orgueil, elle devient un monologue avec soi-même».
Saint Isaac le Syrien nous exhorte ainsi : «Lorsque tu pries, ne recherche pas de paroles savantes, mais prie comme un enfant qui se tient devant son Père».
Saint Jean Chrysostome enseigne que «la prière la plus puissante n’est pas celle qui est ornée de belles paroles, mais celle qui vient d’un cœur brisé et contrit».
Saint Théophane le Reclus nous met aussi en garde contre la distraction dans la prière : «Il ne suffit pas de réciter des prières, il faut que notre cœur y participe pleinement. Une prière distraite est comme une lettre envoyée sans adresse».
La prière du publicain est un modèle parfait : brève, sincère et remplie de repentir. La tradition orthodoxe nous offre aussi la prière de Jésus : «Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi, pécheur». Cette prière, répétée avec humilité et attention, purifie le cœur et nous unit à Dieu.
Nous devons non seulement éviter la prière du pharisien, qui est tournée vers soi-même et non vers Dieu, mais de ne même pas y penser. La véritable prière est celle qui nous fait prendre conscience de notre pauvreté spirituelle et nous ouvre à la grâce divine.
L’ascèse de la prière est essentielle dans la tradition orthodoxe. Les Pères du désert nous enseignent qu’il faut persévérer dans la prière même lorsque nous ne ressentons rien. Saint Silouane l’Athonite disait : «Tiens ton esprit en enfer et ne désespère pas». Cela signifie que même dans nos luttes intérieures, nous devons nous accrocher à la prière avec foi et confiance en Dieu.
Le pharisien, en se plaçant dans la posture de celui qui se croit irréprochable, jugeait et méprisait le publicain, qui était en proie à ses propres péchés. Les Saints Pères nous avertissent contre cette tentation de juger autrui. Ils soulignent que le jugement extérieur d’un homme, qui se repose sur ses propres mérites, est incompatible avec la miséricorde divine. Comme l’a enseigné saint Jean Chrysostome, celui qui se juge lui-même moins fautif que son prochain ne peut espérer en la miséricorde de Dieu, car il refuse de reconnaître sa propre faiblesse. Le pharisien, en jugeant le publicain, se ferme à la grâce de Dieu et se détourne de la véritable repentance. Il nous rappelle que c’est Dieu seul le juge des cœurs et que notre tâche est de cultiver l’humilité, et non de critiquer ceux qui, malgré leurs fautes, cherchent sincèrement la rédemption.
Chers frères et sœurs, que cette parabole nous enseigne à prier avec humilité et sincérité. Rejetons l’orgueil spirituel et approchons-nous de Dieu avec un cœur brisé et contrit. Refusons de porter des jugements hâtifs sur nos frères et sœurs, car nous sommes tous pécheurs en quête de miséricorde divine. Demandons au Seigneur de nous accorder la grâce d’une prière authentique, semblable à celle du publicain, afin que nous puissions entendre ces paroles consolatrices : « Celui qui s’abaisse sera élevé ».
Que Dieu nous bénisse et nous enseigne à prier comme Il le désire. Amen.
Prêtre Zhivko Zhelev
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Les Coryphées des Apôtres
Bien aimés frères et sœurs en Christ, aujourd’hui c’est la fête de Tous les Saints e la Terre Russe. Elle aurait dû être célébréela semaine dernière, mais dimanche dernier nous avons vénéré la mémoire de saint Jean Baptiste. Cependant, je voudrais vous parler de la fête que nous avons célébrée il y a deux jours, la fête des saints coryphées des apôtres Pierre et Paul. Faisons un parallèle entre ces deux apôtres, car nous pourrions constater à quel point ils sont différents d’un côté, mais si identiques de l’autre. Et ainsi voyons ce qui peut être utile pour nous.
Dans le Ménée on retrouve dans les petits vêpres : « Aux pécheurs tu donnas comme exemples de conversion tes deux Apôtres, dont l'un te renia au moment de ta Passion, puis amèrement s'en repentit, et l'autre, s'opposant à ta prédication, la persécuta; et tous les deux, tu les mis à la tête de l'assemblée de tes amis, Jésus tout-puissant, Sauveur de nos âmes. » Sait Pierre et Saint Paul étaient différents dans beaucoup d’aspects, mais tous les deux ont excellé dans le repentir et l’amour vers le Christ.
Commençons par les différences dans leur état civil. Saint Pierre était marié. Le saint évangéliste Matthieu mentionne sa belle-mère, puis dans la première épître aux Corinthiens on retrouve des écrits concernant son épouse. Le saint apôtre Paul, de son côté, a gardé sa virginité.
Saint Pierre est un des premiers disciples de Jésus-Christ, alors que Saint Paul devient disciple même après la Résurrection du Seigneur. C’est ici que l’oncomprend la majesté de l’homélie pascale de St Jean Chrysostome : « Celui qui a travaillé depuis la première heure, qu’il reçoive aujourd’hui le juste salaire. Celui qui est venu après la troisième heure, qu’il célèbre la fête dans l’action de grâce. Celui qui est arrivé après la sixième heure, qu’il n’ait aucun doute, il ne sera pas lésé. Si quelqu’un a tardé jusqu’à la neuvième heure, qu’il approche sans hésiter. S’il a traîné jusqu’à la onzième heure, qu’il n’ait pas honte de sa lenteur, car le Maître est généreux, il reçoit le dernier comme le premier »
Saint Pierre était pêcheur de Galilée sans éducation, alors que Saint Paul était pharisien par éducation de culture hébraïque, destiné au rabbinat et un homme très instruit. Tout de même, tous les deux étaient des Juifs. Mais le premier œuvre plus chez les Juifs et le deuxième plus chez les païens.
Le saint Apôtre Pierre avait une foi profonde et exemplaire. C’est bien lui en premier qui a confessé Jésus en tant que « Fils de Dieu vivant » et c’est sur cette foi de pierre qu’est bâtie notre Eglise. Saint Paul, lui, de son côté, a excellé dans l’humilité.
Saint Pierre était le plus âgé parmi les disciples du Christ, mais Saint Paul est celui qui a œuvré le plus parmi les apôtres, même s’il constate humblement : « mais par la Grâce de Dieu je suis ce que je suis ». (1 Corinthiens 15 :10)
Même la façon dont ils rencontrent la mort est différente pour les deux. Saint Paul est rendu par le glaive à la mort, car il est un citoyen Romain et il est d’une manière « privilégié » de ne pas subir une mort honteuse. Saint Pierre est mort sur la croix avec la tête vers la terre à sa demande, car il ne se sentait pas digne de mourir de la même manière que notre Sauveur. Cloué sur la croix, Saint Pierre touche la terre avec sa tête 3 fois. A ces endroits de l’eau sort de terre et crée 3 sources d’eau. Ces sources sont toujours sur la place Saint Pierre au Vatican en forme de 3 fontaines. Avant de le tuer, les Romains tuent aussi sa femme, mais Saint Pierre l’encourage en lui disant : « Femme, n’oublie pas le Seigneur ! »
Et même si les deux apôtres œuvrent dans différents endroits du monde, ils se rencontrent à la fin de leur chemin terrestre à Rome. A l’époque Rome était le centre du monde antique et, comme on dit, tous les chemins mènent à Rome. Dans cette ville ils terminent leur vie terrestre et par leur mort de martyres ils témoignent la Vérité de l’Évangile, car une personne raisonnable n’est prête à mourir que pour la Vérité.
Nous avons vu, chers frères et sœurs, les différences de vie de ces braves et saints hommes, maintenant mettons l’accent sur les traits qui les unissent.
Tous les deux Apôtres changent de prénom. Le prénom n’est pas un surnom et n’est pas juste une combinaison de sons. Le prénom donne un sens à la vie. Le changement de prénom date depuis le patriarche des Juifs Abraham, qui auparavant s’appelait Abram. Abram signifie « le père est exalté » et Abraham signifie « père d’une multitude de nations ». C’est ainsi que Dieu manifeste qu’une transformation a eu lieu chez l’homme et lui accorde un nouveau commencement. De même Simon qui signifie « Dieu a entendu ma souffrance » a pris le prénom Pierre qui lui a été donné pour la solidité de sa foi. Saül veut dire « désiré » en hébreux, et l’apôtre a pris le prénom Paul, qui signifie « petit, faible » car il voulait se rabaisser.
L’un comme l’autre ont le zèle dans la foi, l’ascèse et l’évangélisation des nations comme Jésus lui-même ordonne à ses apôtres : « Évangélisez les nations et baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit » Ils obéissent à la volonté de Dieu en se conformant à Ses paroles. Or, ce qui les unis vraiment, c’est l’amour pour Notre Dieu, Seigneur et Sauveur Jésus Christ et le long chemin qui les amène vers lui.
Voilà pourquoi notre Saint Métropolite Vitaly (Ustinov) pendant un rapport au Synode Épiscopal de l'Église Orthodoxe Russe Hors-Frontières en 1983 dit:
“Jusqu'à ce jour, des personnes apparemment pieuses deviendront soudainement des traîtres, changeront complètement leur visage spirituel, et inversement, ceux qui semblaient jusque-là endormis deviendront des zélateurs de la piété, même jusqu'à la mort. Choisiront le Christ, se rangeront du côté du Seigneur seulement ceux qui aiment personnellement le Christ, pour qui le Christ est Sauveur, Providentiel, tout en tout jour et nuit.”
Qui voulons-nous être ? Traîtres ou zélateurs ?
Bien aimés frères et sœurs, pourquoi nous avons parlé des différences incontestables entre les deux princes des apôtres ? Parce que dans notre église nous sommes tous différents les uns des autres. Nos talents sont différents, ainsi que nos faiblesses. Notre vitesse de marche spirituelle et notre parcours par les épreuves. Les gens doivent être différents et ne doivent pas être uniformisés. De nos jours la société nous dit « il n’y a pas de gens irremplaçables », alors pour Dieu, nous sommes tous différents, uniques et chacun de nous compte pour Dieu. Il faut apprendre à vivre avec les différences de nos frères et sœurs en Christ, car ce qui nous réunis tous est notre foi dans notre Dieu et Sauveur. Amin
Père Jivko Zhelev
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Dimanche de la Toussaint
Par la célébration d’aujourd’hui, chers frères et sœurs, s'achève cette longue période liturgique particulière de l'année, qui a commencé il y a quelques mois par le dimanche du Publicain et du Pharisien, puis est entrée dans le Grand Carême, puis dans la Semaine Sainte, et tout cela n'était en fait qu'une préparation à la plus grande célébration de notre foi et de l'espérance chrétienne – la fête de la Résurrection du Christ, que l'Église nomme "la Fête des Fêtes" et "la Solennité des Solennités". Ensuite, il y a eu de nombreuses célébrations liturgiques, principalement liées aux dimanches, et aujourd’hui enfin, c'est le dimanche, qui est appelé "Dimanche de la Toussaint".
La célébration de la Toussaint est en quelque sorte la réponse de l'Église à tout ce que le Fils de Dieu, qui S'est incarné sur terre étant descendu de Son trône au Ciel, a fait pour le salut de l'humanité : Il s'est fait homme sans cesser d'être Dieu, a enseigné aux gens comment vivre, leur a donné Sa Parole, a consacré Son passage sur terre à une masse de miracles et d'enseignements, enfin, Il a souffert pour nous, pécheurs, en prenant sur Soi tous nos péchés, Il est mort pour notre salut, Il est ressuscité dans la Gloire, puis est monté au Ciel et Il y a placé notre nature humaine sur le trône à la droite de Dieu le Père, car Il y siégeait Lui-même, et Il a pris la nature humaine dans Sa personne divine pour toujours.
Toute cette œuvre immense qu'Il a accomplie, l'Église l’a commémorée depuis des semaines et des mois. Et maintenant, nous voyons, je le répète, la réponse de l'Église, d'où il ressort que ce n'est pas en vain que le Fils de Dieu a accompli cet immense Exploit ! Toute cette foule incalculable de saints, et tous ceux dont le Seigneur aura pitié lors de son Jugement dernier et auxquels Il fera grâce, et qui tous sinon auraient été la proie de la géhenne ardente s'il n'y avait pas eu l'acte expiatoire du Seigneur Jésus-Christ. Selon la loi de la justice, le crime est suivi d'une rétribution, d'un châtiment : ils ont péché et devraient souffrir éternellement. Mais l'amour de Dieu n'a pas permis que cela se produise. Le Seigneur Lui-même a pris sur Soi nos péchés, les a endurés dans toutes sortes de souffrances avant la Croix et sur la Croix, Il nous a libérés de cette terrible responsabilité et nous a donné la possibilité d'entrer chez Lui, dans le Royaume des cieux. Il a dit lui-même dans l'Évangile : « Là où Je suis, là aussi sera Mon serviteur » (Jean 12:26),
Mais souvenez-vous, mes bien-aimés, que les saints de Dieu nous donnent un exemple de vie. Leur vie était tout à fait différente de la vie agitée du monde, et différente notamment de la vie actuelle : ils vivaient en Dieu, se tournant toujours vers Lui, cherchant à plaire à Dieu, c’est-à-dire qu’ils vivaient tout à fait différemment de l'humanité actuelle, qui, en réalité, a tourné le dos au Christ Sauveur et à l’Évangile.... Notre humanité a tourné le dos au Christ et vit selon des principes totalement différents... Ce sera terrifiant lors du Jugement dernier, lorsque le Seigneur, après les paroles joyeuses qu'Il adressera aux armées de saints et à tous les graciés, dira : « Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde » (Matthieu 25:34). Et quand, ensuite, Il dira, d'une manière redoutable, de sorte que l'univers entier tremblera : « Retirez-vous de Moi, maudits, dans le feu éternel » (Matthieu 25,41) ! Nous ne pouvons pas imaginer aujourd'hui combien cette parole sera terrible lorsque l'éternité s'ouvrira, et que ces maudits, ces misérables, devront pour toujours entrer dans un tourment éternel, sans fin ! Il en sera ainsi pour tous ceux qui ne vivent pas selon la parole du Christ, qui n'accomplissent pas son Évangile.
Soyons donc vigilants, bien-aimés, nous vivons un temps d’apostasie ; plus le monde avance, plus il s’éloigne des principes évangéliques de la doctrine et de l'ordre moral de l'humanité. Jamais encore il ne s'est fait dans le monde ce qui se fait maintenant sous nos yeux. En voyant tout cela, nous devons nous rappeler que le Seigneur attend de nous que nous soyons fidèles. Quelles paroles merveilleuses lisons-nous dans l'Apocalypse, où le Seigneur, s'adressant à l'un des représentants des Églises, dit : « Je te connais, tu n'as pas beaucoup de force et pourtant tu as tenu bon, tu as été fidèle et tu as gardé le commandement que je t'ai donné, et c’est pourquoi, à mon tour, je te garderai aussi à l'heure de l'épreuve qui va venir sur le monde entier pour éprouver tous les habitants de la terre ». (Apoc. 3,10). Il nous suffit de veiller à être fidèles au Seigneur, surtout aujourd'hui, en ces temps particulièrement mauvais. Les saints pères aimaient dire, et l'ont dit à maintes reprises, que le chrétien qui restera fidèle à son Seigneur en ces derniers temps si terribles, sera, à l’issue du jugement de Dieu, plus élevé que les grands ascètes des temps anciens ! Il ne faut donc pas avoir peur, mais se rappeler que le Seigneur ne permettra pas que du mal soit fait aux siens ! Soyez fidèles à Dieu et le Seigneur vous protégera de toutes les calamités qui s'abattent sur l'univers ! Certes, on ne peut s'empêcher de frémir en voyant ce à quoi l'humanité se prépare, mais souvenez-vous que le Seigneur sait protéger les siens ! Il suffit de Lui être fidèle, comme Il l’est toujours Lui-même. Il est et sera toujours notre Défenseur, notre Sauveur et notre Protecteur. Amen.
Saint Métropolite PHILARÈTE
Неделя 1-я по Пятидесятнице: Всех святых
Сегодняшним днем, братие, оканчивается тот особый длинный богослужебный период в году, который начался уже несколько месяцев тому назад в Неделю о мытаре и фарисее, после этого перешел в Великий пост, потом в Страстную Седмицу и все это было, фактически, только подготовкой к величайшему торжеству нашей веры и упования христианского – к празднику Светлого Христова Воскресения, которое Церковь именует «Праздник праздников» и «Торжество из торжеств». После этого также было много различных воспоминаний богослужебных, связанных по преимуществу, с воскресными днями и вот, наконец, сегодня – воскресный день, который именуется «Неделя всех святых».
Празднование всех святых является как бы ответом Церкви на все то, что сделал для спасения человечества Сын Божий, воплотившийся на земле – с неба сошел с Своего престола, человеком сделался, не переставая быть Богом, научил людей, как жить, дал им Свое Слово, посвятил Свой жизненный путь массе чудотворений и наставлений, наконец, пострадал за нас, грешных, взявши на себя все наши грехи, умер для нашего спасения, воскрес во Славе и потом вознесся на небеса и там нашу человеческую природу посадил на престоле одесную Бога Отца, ибо Сам там воссел, а Он в Себя человеческую природу в Свою Божественную Личнось принял навеки.
Все это великое дело, которое Он совершил, Церковь вспоминала эти недели и месяцы. А вот теперь мы видим, повторяю, как бы ответ Церкви, из которого ясно становится, что не напрасно совершил Сын Божий этот Великий Подвиг! Весь этот сонм святых, неисчислимое количество Божиих угодников и всех, кого Господь помилует на Своем Страшном Суде, все они были бы добычей геенны огненной, если бы не искупительный подвиг Господа Иисуса Христа. По закону правосудия за преступлением следует возмездие, наказание: согрешили и должны были бы вечно мучиться. Но любовь Божественная не допустила до этого. Господь Сам на Себя взял наши грехи, перестрадал их во всяческих муках предкрестных и крестных и нас освободил от этой страшной ответственности за них и даровал нам возможность войти к Нему в Царствие Небесное. Он Сам говорил в Евангелии: «Где же есмь Аз, тут и слуга Мой будет» (Ин. 12:26), т.е. тот кто будет верно ему служить, будет там, где Он Сам.
Но помните, возлюбленные, святые угодники Божии нам пример дают, как нужно жить. Жизнь их, была совсем не похожа на суетную жизнь мiра, а на теперешнюю в особенности: они жили в Боге, всегда к Нему обращались, Богу стремились угодить, совсем не так, как теперешнее человечество, которое, фактически, к Христу Спасителю и к Евангелию повернулось спиной... Отвернулось и живет совсем иными началами... Страшно будет на Страшном Суде, когда Господь после Своих радостных слов, которые Он скажет сонму святых и всем помилованным : «Придите, благословенные Отца Моего, наследуйте Царство, уготованное вам от сложения мiра» (Мф, 25:34). И когда Он, после этого, скажет грозно, так что содрогнется вся вселенная: «Отойдите от Меня, проклятые, в огонь вечный» (Мф.25:41) ! Мы сейчас себе и представить не можем, как страшно будет это изречение тогда, когда открывается вечность и вот в эту вечность эти проклятые, несчастные должны вступить на вечное нескончаемое мучение! И так оно будет со всяким, кто не живет по слову Христову, не исполняет Его Евангелия.
Будем бдительны, возлюбленные, сейчас время отступления; мiръ, чем дальше, тем больше отступает от евангельских начал вероучения и от нравственных порядковых начал жизни человечества. Еще никогда не творилось в мiре того, что творится теперь, на наших глазах. Видя все это, мы должны помнить, что Господь ждет от нас верности. Это какие чудные слова в Апокалипсисе, например, Господь, обращаясь к одному из представителей Церквей, говорит : «Знаю Я тебя, ты не много имеешь силы и, однако, устоял, был верен и сохранил слово терпения Моего и за это и Я сохраню тебя от того, что надвигается на вселенную, от искушений и от страшной кары за него» (Откр.3:10). Нужно только заботиться о том, чтобы быть нам верным Господу, особенно теперь, в это страшное время. Святые отцы любили говорить и много раз говорили, что христианин, который окажется верным Своему Господу в эти страшные времена последние, по суду правды Божьей окажется выше, чем и древние великие подвижники! Это много раз говорили святые отцы, только не нужно бояться, а нужно помнить, что Господь в обиду своих не даст! Будь верен Богу и Господь тебя сохранит от всех бед, которые грядут на вселенную! Конечно, нельзя не содрогаться, видя к чему человечество себя готовит, но помните, что Господь умеет защитить своих! Лишь бы только были бы Ему верны, а Он Сам Себе всегда верен и всегда будет наш Защитник, Спаситель и Покров. Аминь.
Святой Митрополитъ ФИЛАРЕТЪ
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Fils prodigue – À l’attention des Parents
Aujourd'hui, nous voudrions parler non pas de la joie du retour du fils prodigue dans la maison paternelle, ni de la miséricorde du père, ni du repentir du fils, mais du devoir des parents à l'égard de leurs enfants. Et nous attacherons nos pensées au précepte apostolique : «Pères, n'exaspérez pas vos enfants, mais élevez-les en les corrigeant et en les instruisant selon le Seigneur » (Eph.6:4).
«N’exaspérez pas vos enfants». Ne les amenez pas au point où ils peuvent être frustrés et se mettre en colère contre vous. La colère en général est un péché, mais la colère contre les parents l'est plus encore. Parents, n’amenez pas vos enfants à ce péché par une sévérité excessive, des exigences incompréhensibles, par un don de votre amour inégal entre eux.
Vous avez fait de la peine à votre fils ou votre fille, non pas en leur interdisant d'aller au théâtre un jour de fêtes, ou en leur refusant de l'argent, ou en leur faisant payer une faute, mais en levant la main sur eux, alors que vous auriez dû les considérer comme des adultes et ménager leur amour-propre. Une chose est de punir un enfant : au bout d'une minute ou deux, l'enfant ne se souvient plus de la punition et cherche l'affection de sa mère ; tout autre chose est de punir un adolescent. Cette punition, même si elle est méritée, pèse lourdement sur l'âme du jeune homme, blesse cruellement son ego, et laisse longtemps un résidu amer dans son cœur. Après la punition, le cœur du jeune homme se ferme pour un temps à ses parents et ne peut plus percevoir les conseils et les exhortations parentales, même les plus bienveillantes.
Parents, prenez exemple surle père de la parabole d'aujourd'hui ! Àl’exigence de son fils il aurait pu répondre : «Attends, mon fils, il est trop tôt pour demander l’héritage, car je suis encore en vie ! » Ou bien : «Tu n'auras rien de mon vivant ; tu ne veux pas vivre avec moi, va-t'en, mais tu n'auras rien même après ma mort». Alors qu’il donne sans un mot de reproche tout ce qui après sa mort devait revenir à son plus jeune fils. Et par sa magnanimité, il faciliteainsi son retour. S'ils s'étaient séparés dans un sentiment d'hostilité, si le fils était parti tenant en son cœur une rancune contre son père, alors, même au moment le plus amer et le plus désespéré de sa vie errante, il se serait souvenu de la maison paternelle avec un sentiment de rancœur, cette rancœur qui vit habituellement dans une âme obstinée et impénitente. Mais le fils prodigue se souvient de son père avec tendresse, avec un profond sentiment de culpabilité et de remords. Lorsque les plaisirs de la passion s’estompèrent, les souvenirs de son père, en particulier les dernières heures passées avec lui, le ramenaient à la maison avec une force irrésistible. Il était encore dans ce pays lointain où il avait dissipé son bien, mais son âme était déjà prosternée aux pieds de son père.
Mais lorsque nous disons aux parents : «N’exaspérez pas vos enfants», afin qu'ils reviennent plus facilement vers vous après s’être adonnés à leurs passions pécheresses, nous n'entendons pas vous apprendre à être indulgents avec eux, surtout lorsqu'ils pèchent manifestement. Non ! Car saint Paul ne s'est pas arrêté à la phrase : «Pères, n’exaspérez pas vos enfants»...», mais il a aussitôt ajouté : «Mais élevez-les en les corrigeant et en les instruisant selon le Seigneur».
Si tu veux que tes enfants soient toujours bons, élève-les dès l'enfance dans l'enseignement et les commandements du Seigneur, c'est-à-dire ne leur enseigne pas seulement les sciences qui leur procureront un morceau de pain, mais éduque leur caractère en leur inculquant les commandements de Dieu, apprends-leur à tout regarder avec des yeux chrétiens et à tout juger avec un esprit chrétien.
Vingt années durant, voire plus, les enfants sont confiés à leurs parents. Cela afin que les parents aient la possibilité non seulement de leur apprendre quelque chose, mais aussi d’éveiller en eux l'aptitude à vivre une vie pieuse. Pères et mères, accomplissez votre devoir envers vos enfants : apprenez-leur à prier, priez avec eux, allez ensemble à l'église, afin d'être vous-mêmes un exemple vivant de piété pour vos enfants..
Plus que toute autre chose, par votre exemple, apprenez à vos enfants à considérer la piété non pas comme un appendice, une annexe, non pas comme une sorte d’obstacle dans la vie, mais comme un gage de la bénédiction de Dieu, un gage de leur bien-être.
Si vous élevez ainsi vos enfants dans l'enseignement et les instructions du Seigneur, même s'ils trébuchent dans la vie, même s'ils s'éloignent de vous «dans un pays lointain», mais au moment du repentir, ils se souviendront de la maison paternelle, et de tout ce qui leur avait été inculqué depuis leur enfance, et ils reprendront leurs esprits et reviendront vers vous. Et ce sera alors une grande joie pour vous de savoir que votre enfant était mort - et qu'il est revenu à la vie, qu'il était perdu - et qu'il a été retrouvé. Amen.
Saint Métropolite PHILARÈTE
Cлово к Родителям в Неделю о Блудном Сыне
Сегодня мы хотели бы говорить не о радости при возвращении блудного сына в дом отчий, не о милосердии отца, не о раскаянии сына, а о родительском долге по отношению к детям. И мысли наши мы прикрепим к апостольскому завету: «Отцы, не раздражайте детей ваших, но воспитывайте их в учении и наставлении Господнем!» (Еф.6:4).
«Не раздражайте детей ваших.» Не доводите их до того, чтобы они могли возыметь на вас серчание, досаду, гнев! Гнев вообще греховен, а гнев на родителей еще грешнее. Родители, не вводите их в сей грех излишней строгостью, неразборчивой взыскательностью, несправедливым распределением вашей любви к ним.
Вы обидели вашего сына или дочь, не скажу тем, что не пустили под праздник в театр, или не дали денег, или взыскали за проступок, – но тем, например, что поднимаете на них руку, когда следовало бы их считать взрослыми и щадить их самолюбие. Одно дело – наказать ребенка: чрез минуту-другую ребенок уже не помнит, что ему попало, и тянется к матери за лаской; и совсем другое дело – наказать юношу. Это наказание, пусть даже и заслуженное, ложится тяжестью на душу юноши, жестоко ранит его самолюбие, остается на долгое время горьким осадком в его сердце. После наказания сердце юноши как бы закрывается на некоторое время для родителей и не может больше воспринимать даже самых доброжелательных родительских советов и увещаний.
Родители, берите пример с отца из сегодняшней притчи! Он на требование своего сына мог бы ответить: «Погоди, сынок, еще рано делить имение – ведь я еще жив!» Или : «Не будет тебе ничего, пока я жив; не хочешь жить со мною, – уходи, но тогда не получишь ничего и после моей смерти!» Он отдал без одного слова упрека все, что могло прийтись на долю его младшего сына. И своим великодушием облегчил ему возвращение. Если бы они расстались в неприязни, если бы сын ушел, затаив в сердце обиду на отца, то и в самую горькую и безнадежную минуту своей скитальческой жизни он, если бы и вспомнил про дом отчий, то лишь с озлоблением, с тем озлоблением, какое обычно живет в душе своевольной и нераскаянной. Но блудный сын вспоминает про отца с нежностью, с глубоким чувством своей виновности и раскаяния. Когда увлечения окончились, воспоминания об отце, в особенности о последних часах пребывания с ним, с неудержимой силой повлекли его домой. Он еще был «на стране далече», но душа его уже лежала распростертой у ног отца.
Но говоря родителям: «Не раздражайте детей ваших,» чтобы им легче было вернуться к вам после своих греховных увлечений, мы не хотим научить вас быть к ним снисходительными, даже когда они явно грешат. Нет ! Ведь св. Павел не остановился на фразе: «Отцы, не раздражайте…,» а тотчас же добавил: «Но воспитывайте их в учении и наставлении Господнем!»
Хочешь ли, чтобы твои дети всегда были хорошими, так с детства воспитывай их в учении и наставлении Господнем, т.е. не только учи их тем наукам, которые дадут им кусок хлеба, но воспитывай их характер, внушая заповеди Божии, но учи их смотреть на все христианскими глазами и судить обо всем христианским умом.
Двадцать лет, а то и дольше, дети остаются на попечении родителей. Это для того, несомненно, чтобы родители имели полную возможность не только чему-то научить их, но и создать в них навык к жизни благочестивой. Отцы и матери, выполните ваш долг пред детьми: научите их молиться, молитесь сами вместе с ними, ходите в церковь вместе, чтобы живым образцом благочестия для детей вы были сами.
Главное же, своим примером научите детей видеть в благочестии не придаток какой-то, не помеху в жизни, а залог благословения Божия, залог их благополучия.
Если таким образом вы воспитаете своих детей в учении и наставлении Господнем, то пусть даже и споткнутся они в жизни, пусть даже и уйдут от вас «на страну далече,» – но в минуту раскаяния вспомнят они о родительском доме, обо всем том, что внушалось им с детских лет, – и опомнятся и вернутся к вам. И будет тогда для вас великая радость, что ребенок ваш был мертв – и ожил, пропадал – и нашелся. Аминь.
Святой Митрополитъ ФИЛАРЕТЪ
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