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Dimanche du Paralytique
Christ est Ressuscité !
L'Évangile d'aujourd'hui nous affermit encore plus dans la Divinité de notre Seigneur Jésus-Christ Ressuscité, le Fils de Dieu.
Les évangiles des deux derniers dimanches nous ont relaté les apparitions du Ressuscité. Ils étaient comme remplis de la lumière de la Résurrection du Christ: ces merveilleuses apparitions - aux disciples, à Thomas, aux Femmes Myrrophores... Mais l'évangile d'aujourd'hui commence par un tableau sombre, terrible : il n'y a ni éclat, ni lumière dans cet évangile. À la porte des Brebis, une piscine. Près d'elle, cinq portiques. Une grande foule de malades, d'aveugles, de boiteux et de paralytiques s'y trouvent. L'Ange du Seigneur entrait de temps à autre dans la piscine et agitait l'eau, et celui qui descendait le premier dans la piscine, alors que l'eau était encore agitée, était guéri, quel que soit la maladie qui le rongeait. Et nous avons là un homme qui était malade depuis trente-huit ans. Imaginez cette situation : vivre trente-huit années dans une condition aussi terrible, dans la douleur, dans la souffrance, sans médecin, sans soins, ni médicaments, et peut-être même souvent sans nourriture. Et ce pauvre homme endurait tout cela, parce qu'il voulait guérir. Il essayait bien d'entrer dans l'eau dès qu’elle se mettait à bouillonner, mais il n'avait personne pour l'aider, il arrivait trop tard et n'arrivait jamais à guérir. Et cela a duré trente-huit ans ans. Autant dire une vie entière !
Et soudain, tout change ! Jésus s'approche de lui et lui dit : « Lève-toi, prends ton grabat et marche... » Et il partit en marchant.
Que s'est-il donc passé ? Ce qui s'est passé, c'est que la cause de sa maladie avait été supprimée. Le Christ révèle cette cause lorsqu'Il retrouve l'homme dans le temple et qu’Il lui dit : « Maintenant que tu es guéri, ne pèche plus, de peur qu'il ne t'arrive quelque chose de pire ». La voilà la raison : c’est le péché. Le péché est la cause de tous les maux, de toutes nos souffrances, de toutes nos maladies... Oui, le péché, rien que le péché. Et le Christ Seul peut le pardonner et donc l’anéantir. Mais cela à une seule condition : ne plus pécher.
Nous avons vécu les jours de la Passion, nous avons vécu la mort même du Christ, la mort de l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. Et donc, notre péché à nous. Lui, le Seul sans péché, s'est donné en sacrifice pour nous devant notre Père Céleste. Et maintenant, nous marchons dans la joie pascale du Christ Ressuscité. Et ainsi, semaine après semaine. Mais cependant nous trébuchons, nous tombons, nous péchons... Mais ne nous laissons pas aller au découragement, tournons-nous vers Lui. Comprenons bien que la piscine à la porte des Brebis n'était qu'une ombre de ce qu’a fait et fait encore le Christ. Lui Seul est la source de la guérison et du pardon. Lui Seul, en tant que Dieu, est à même de pardonner les péchés. Tournons-nous vers Lui, et Il nous dira les mêmes paroles que celles qu'Il a adressées au paralytique : « Lève-toi, prends ton grabat, et marche ». Et nous nous lèverons et marcherons à nouveau dans la lumière de Sa Résurrection. Mais n’oublions jamais les paroles qu'Il a adressées au paralytique : « Ne pèche plus ». Et nous ne pécherons plus, car le Christ est Ressuscité !
Archevêque ANDRÉ /Rymarenko/
Неделя о Расслабленном
Христосъ Воскресе!
Сегодняшнее Евангелие еще больше, еще крепче утверждает нас в Божестве Воскресшего Господа нашего Иисуса Христа, Сына Божия.
Евангелия двух последних воскресений говорили нам о явлениях Воскресшего. Они были как бы полны света Воскресения Христова : эти дивные явления, – ученикам, Фоме, Мироносицам… Но вот сегодняшнее Евангелие начинается мрачной, страшной картиной : в ней нет ни блеска, ни света. У овечьих ворот, купальня. При ней пять крытых ходов. В них лежит великое множество больных, слепых, хромых, иссохших. Ангел Господень по временам сходил в купальню и возмущал воду, и кто первый сходил в нее по возмущении воды, тот выздоравливал, какою бы он ни был одержим болезнью. Тут был человек, находившийся в болезни тридцать восемь лет. Вдумайтесь в эту картину, тридцать восемь лет находиться в таком ужасном состоянии, в боли, в страданиях, без врача, ухода, лекарства, и, может быть, даже часто без пищи. И все это терпел этот несчастный потому, что хотел быть здоровым. Он пытался войти в воду по возмущении, но не имел человека помочь ему, опаздывал и не получал исцеления. И так прошло тридцать восемь лет. Ведь это жизнь человеческая!
И вдруг все изменилось! Подходит к нему Иисусъ и говорит : «Встань, возьми постель твою и ходи…». И он пошел.
Что же случилось? Что произошло? А произошло то, что была устранена причина его болезни. Христосъ открывает эту причину, когда встречает этого человека в храме и говорит ему : «Вот ты выздоровел, не греши больше, чтобы не случилось с тобой чего хуже». Вот в чем причина : в грехе. Грех – причина всякого зла, всех наших страданий, всех наших болезней… Да, грех, только грех. И только один Христосъ может его уничтожить, может простить. Но это при одном условии : не греши больше.
Мы пережили Страстные дни, мы пережили самую смерть Христову, смерть Агнца Божьего, вземлющего грех мiра. Значит и наш грех, Он, Единый Безгрешный, стал жертвою за нас перед Отцом нашим Небесным. И теперь мы идем в Пасхальной радости Воскресшего Христа. Так неделя за неделей. Но все же мы спотыкаемся, падаем, грешим… Но не будем унывать, а к Нему обратимся. Ведь Купальня у Овечьих Ворот была только тенью того, что свершил и совершает Христосъ. Он Один есть источник исцеления и прощения. Он Один, как Богъ, может прощать грехи. Обратимся же к Нему, и Он скажет нам те же слова, которые сказал расслабленному : «Встань, возьми постель свою и ходи.» И мы встанем, и опять пойдем во свете Его Воскресения. Только будем же и мы помнить Его слова расслабленному : «не греши больше». И не будем грешить, потому чтоХристосъ Воскресъ !
Архiепископъ АНДРЕЙ /Рымаренко/
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Les dix lépreux
Chers frères et sœurs en Christ,
L’Evangile de Luc 17:12-19 nous situe dans un moment unique et chargé d’histoire. Jésus-Christ est en chemin pour Jérusalem, Son dernier voyage avant de vivre Sa Passion, Sa Crucifixion et Sa Résurrection. C’est un voyage marqué par la solennité de Sa mission rédemptrice.
Ce texte rapporte également le dernier miracle accompli en Galilée, une région où Jésus a tant enseigné et guéri. Cet événement, bien plus qu’une simple guérison, est une parabole vivante de la foi et de la reconnaissance. Il nous interpelle aujourd’hui sur notre manière de répondre à la grâce de Dieu.
Le saint Evangéliste Luc (17:12) nous dit : "Dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance." À cette époque, la lèpre n’était pas seulement une maladie physique ; elle était synonyme de rejet total. Selon la loi mosaïque, un lépreux devait se tenir à au moins huit pas des autres pour éviter toute contamination rituelle. En cas d’infraction, il risquait d’être violemment chassé, voire lapidé.
Ces hommes vivaient dans une marginalisation absolue : coupés de leur famille, de leur communauté et du culte. Pour survivre, ils formaient des groupes s’entraidant dans leur détresse.
Ces dix lépreux, unis dans leur souffrance, s’adressent à Jésus avec un cri commun : "Jésus, Maître, aie pitié de nous !" Leur prière, bien que lancée de loin, témoigne d’une foi qui reconnaît en Jésus le seul capable de les libérer.
Face à leur cri, Jésus répond simplement : "Allez vous montrer aux prêtres." Ce commandement semble curieux, car ils ne sont pas encore guéris. Mais il s’agit d’un appel à la foi : selon la loi juive, seuls les prêtres pouvaient attester la guérison d’un lépreux et le réintégrer dans la société.
En obéissant à cette parole et en se mettant en chemin, les dix hommes montrent une foi active. Et c’est alors qu’ils marchent qu’ils découvrent leur guérison. Ce miracle enseigne une vérité importante : la grâce de Dieu se manifeste souvent en réponse à une foi qui obéit, même avant de voir les résultats.
Sur les dix guéris, un seul revient pour glorifier Dieu, et le saint évangéliste Luc souligne qu’il s’agit d’un Samaritain. Cet homme, méprisé par les Juifs pour ses origines, devient un exemple éclatant de reconnaissance.
Il ne se contente pas de constater sa guérison et de poursuivre son chemin ; il retourne vers Jésus, louant Dieu à haute voix. Sa gratitude n’est pas une simple formalité. Il se prosterne aux pieds du Seigneur, reconnaissant que cette guérison est un don divin.
C’est dans ce contexte que les paroles de saint Augustin résonnent avec une puissance particulière : "Rien n'est plus court à prononcer et rien n'est plus utile à faire que ce que ces trois mots expriment : Merci, mon Dieu !" Ces trois mots, prononcés avec sincérité, révèlent un cœur transformé par la grâce. Contrairement aux neuf autres, qui acceptent la guérison sans revenir, le Samaritain montre que la véritable foi s’accompagne d’une reconnaissance active.
Jésus le remarque et pose une question pleine de sens : "Les dix n’ont-ils pas été guéris ? Où sont les neuf autres ?" Puis, il ajoute : "Ta foi t’a sauvé." Ici, Jésus souligne que ce n’est pas seulement la guérison physique qui compte, mais surtout la restauration spirituelle. Ce Samaritain, en rendant gloire à Dieu, accède à une relation plus profonde avec le Seigneur.
La lèpre, symbolise le péché qui ronge notre âme et nous sépare de Dieu. Comme ces hommes, nous avons besoin d’un Sauveur pour être purifiés. Ce Sauveur, c’est Jésus-Christ, qui nous appelle à venir à Lui avec foi et humilité, en particulier à travers le sacrement de la confession. Lorsque nous confessons nos péchés avec sincérité, Jésus nous guérit et nous restaure. Mais il ne suffit pas de recevoir cette grâce ; il est important de répondre par une gratitude profonde et sincère. Cela s’applique tout particulièrement après avoir reçu la Sainte Communion.
Souvent, après la Communion, nous avons tendance à nous presser de quitter l’église pour reprendre le cours de notre journée. Pourtant, l’histoire du Samaritain reconnaissant nous rappelle qu’il est essentiel de remercier Dieu pour le don précieux qu’Il nous fait dans l’Eucharistie. Restons quelques instants pour écouter et participer aux prières de remerciement après la Communion. Et si, pour une raison valable, nous devons partir plus tôt, prenons l’habitude de lire ces prières chez nous, avec recueillement.
De plus, comme le Samaritain, exprimons notre gratitude pour toutes les miséricordes de Dieu. Remercions-le pour chaque bénédiction, grande ou petite, qu’Il nous accorde. Mais allons encore plus loin : remercions-Le également pour les épreuves qu’Il permet dans nos vies. Car, comme le dit l’Écriture, Dieu ne nous envoie jamais plus que ce que nous pouvons supporter (1 Corinthiens 10:13). Chaque épreuve est une occasion de grandir dans la foi, d’apprendre à nous abandonner. La gratitude n’est pas seulement un acte de politesse envers Dieu ; elle est une manière de reconnaître que tout ce que nous avons, et tout ce que nous sommes, vient de Lui.
Bien-aimés, cette histoire des dix lépreux nous interpelle sur notre propre réponse à la grâce de Dieu. Sommes-nous parmi les neuf qui prennent sans remercier, ou parmi les rares qui retournent glorifier Dieu ? Aujourd’hui, prenons le temps de réfléchir à toutes les bénédictions que nous avons reçues et disons avec foi et gratitude : "Merci, mon Dieu !" Car en Christ, nous recevons bien plus qu’une guérison physique : nous trouvons le salut et la vie éternelle. Amen.
Père Zhivko
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Dimanche de la Samaritaine
Christ est Ressuscité !
Le Seigneur traverse la Samarie de la Judée vers la Galilée. Vous savez que les Juifs vouaient aux Samaritains une haine sans bornes, les considérant comme un peuple impur et maudit. Aucun Juif authentique ne se considérait autorisé de manger de la nourriture qui avait été touchée par un Samaritain. Un Juif pouvait être en bons termes avec un païen, un non-Juif, mais jamais avec un Samaritain ; les témoignages des Samaritains n'étaient pas reçus dans les tribunaux juifs, et recevoir un Samaritain dans sa maison, revenait à encourir la malédiction de Dieu. Le Sauveur Christ portait un regard tout différent sur les Samaritains, tout comme sur toute personne n'appartenant pas à la société juive. Il voyait tous les hommes comme enfants de Son Père céleste, au même titre que les Juifs. C'est ce dont témoigne la lecture de l'Évangile de ce jour sur la Samaritaine.
Fatigué par le voyage, le Sauveur s'assit au puits de Jacob, situé au pied oriental du mont sacré pour les Samaritains de Gerizim. Alors qu'il était assis là, une Samaritaine vint puiser de l'eau. Son apparition était inattendue, car les femmes allaient généralement chercher de l'eau le soir et en groupe. Mais comme elle n'avait pas bonne réputation parmi les femmes, elle évitaitde rencontrer d'autres femmes et venait ainsi puiser de l'eau à un moment inhabituel.
Elle avait à peine puisé de l'eau que le Christ lui demanda : «Donne-moi à boire». La femme étonnée Lui dit : «Comment peux-tu, en tant que Juif, me demander à moi, une Samaritaine, de boire» ? Le Christ lui répondit alors : «Et Si tu connaissais le don de Dieu, et si tu savais qui te parle, tu lui demanderais toi-même, et il te donnerait de l'eau vive /.../ L'eau que je donnerai deviendra une source d'eau qui jaillira jusqu’à la vie éternelle».
Après avoir par ces paroles éveillé la pensée de la Samaritaine à des sujets élevés, le Sauveur, interrompant brusquement la conversation, lui dit : «Va, appelle ton mari, et viens ici». Cette demande toucha douloureusement la conscience de la Samaritaine, qui répondit avec embarras qu'elle n'avait pas de mari. Le Christ lui dit alors : «Tu as dit la vérité, celui que tu as n'est pas ton mari». Ces paroles frappèrent la femme comme un coup de tonnerre : «Seigneur, je vois que tu es un prophète», s'exclama-t-elle, et au même moment lui vint à l’esprit : la foi juive, dont sont issus de tels prophètes, ne serait-elle pas la vraie foi, et ne devrait-elle pas utiliser le prophète qui se tient devant elle pour mettre fin à l'interminable conflit qui oppose depuis longtemps Juifs et Samaritains, à savoir quel doit être le lieu sacré de la Palestine – Jérusalem, où Salomon a construit le temple, ou le mont Gerizim, où, selon la tradition des Samaritains, Josué a prononcé les bénédictions de la Loi et où Abraham s'apprêtait à sacrifier son fils ?
Nous savons que, dans le conflit avec les Samaritains, la vérité était davantage du côté des Juifs, car Jérusalem était le lieu choisi par Dieu Lui-même pour l'action rédemptrice du Messie, le Fils de Dieu, le Dieu-Homme.
Abordant la dispute entre les Juifs et les Samaritains, le Sauveur lui dit que le temps viendra, et qu'il est déjà venu, où les vrais croyants adoreront le Père, non pas sur cette montagne (Gerizim) et non pas à Jérusalem, mais en tout lieu - «en esprit et en vérité», car «Dieu est Esprit, et ceux qui L'adorent doivent L'adorer en esprit et en vérité». Le rôle tant du temple de Jérusalem pour les Juifs que celui du mont Gerizim pour les Samaritains est, selon le Seigneur, dorénavant révolu.
Frappée par les paroles du Christ, la Samaritaine répondit au Sauveur : «Je sais que le Messie, le Christ, va venir» , et Il tranchera cette question, résoudra toutes les interrogations, révélera la Vérité. « C'est moi qui te parle », et Jésus-Christ Lui-même se révèle à la pauvre Samaritaine pécheresse comme étant le Messie, le Sauveur du monde.
La femme stupéfaite, oubliant là sa cruche, se précipita en ville pour raconter sa merveilleuse rencontre. Et qu’en résulta-t-il ? La rencontre personnelle des Samaritains avec le Christ les a convaincus que c'était Lui, le Messie tant attendu, le Sauveur du monde – le Christ. Et la Samaritaine acheva sa vie en prêchant le Christ et en acceptant de mourir en martyre pour Lui, sous le nom de Photinia – Svetlana.
Ainsi, les âmes plus simples et plus saines des Samaritains, qui n'avaient pas mélangé leur foi à la politique, s’étaient avérées plus à même de reconnaître le Messie, que les âmes orgueilleuses qui se considéraient être les fils exclusifs d'Abraham et les héritiers des promesses que Dieu leur avait faites. Ce récit évangélique est une leçon également pour nous, orthodoxes, qui souvent, dans notre orgueil, nous vantons d'appartenir à la Vérité, nous enorgueillissant de nos robes blanches, mais n'avons pas de piété intérieure. Amen.
Évêque MITROPHANE /Znosko-Borovsky/
Неделя о Cамарянке
Христосъ Воскресе !
Через Самарию направляется Господь из Иудеи в Галилею. Вы знаете, что иудеи относились к самарянам с безграничной ненавистью, считая самарян народом нечистым и проклятым. Ни один истый иудей не считал для себя позволительным есть ту пищу, которой коснулся самарянин. Иудей мог находиться в дружественных отношениях с язычником, но никогда с самарянином; в иудейских судах свидетельства самарян не принимались, а принять самарянина в свой дом значило навлечь на себя проклятие Божие. Иначе смотрел на самарян, равно как и на всякого человека, не принадлежащего к иудейскому обществу, Спаситель Христосъ. Во всех Он видел таких же детей Отца Небесного, какими были и иудеи. Об этом и свидетельствует нынешнее Евангельское чтение о самарянке.
Утомленный в пути, Спаситель присел у колодца Иакова, расположенного у восточной подошвы священной горы Гаризим. И вот, когда там Он сидел, пришла за водой одна самарянка. Появление ее было неожиданным, так как обычно женщины ходили за водой вечером и притом целыми группами. Пришедшая не пользовалась среди женщин доброй славой, потому, избегая встречи с другими, пришла за водой в неурочное время.
И лишь только она почерпнула воду, Христосъ обратился к ней с просьбой: «дай Мне пить». – «Как Ты, будучи иудей, просишь пить у меня, самарянки?» – удивленно спросила женщина. – «О, если бы ты знала дар Божий, – сказал Христосъ удивленной самарянке, – и Кто говорит с тобой, то ты бы сама попросила у Него, и Он дал бы тебе воду живую». – «Вода, которую Я дам, сделается источником воды, текущей в жизнь вечную».
Пробудив этими словами мысль самарянки к возвышенным предметам, Спаситель, круто прерывая беседу, говорит ей: «Пойди, позови мужа твоего, и приди сюда». Эта просьба болезненно затронула совесть самарянки, и она смущенно отвечает, что нет у нее мужа. «Правду ты сказала, – говорит ей Христосъ, – тот, которого ты имеешь, не муж тебе». Эти слова как громом поразили женщину: «Господи, вижу, что Ты пророк», – воскликнула она, и в это время озарила ее мысль: не права ли иудейская вера, от которой являются такие пророки, и не воспользоваться ли пред нею стоящим пророком для того, чтобы удалить давний бесконечный спор между иудеями и самарянами, и именно – что следует считать священным местом Палестины – Иерусалим ли, где Соломон построил храм, или гору Гаризим, где по преданию самарян Иисус Навин произносил благословения Закона и где Авраам готовился принести в жертву своего сына?
Мы знаем, что, в споре с самарянами, больше правды было на стороне иудеев, ибо Иерусалим был тем местом, которое избрано Самим Богом для искупительного подвига Мессии-Сына Божия, Богочеловека.
Коснувшись спора между иудеями и самарянами, Спаситель говорит ей, что настанет время и уже настало, когда истинно верующие будут поклоняться Отцу не на горе сей (Гаризим) и не в Иерусалиме, но на всяком месте – «в духе и истине», ибо «Богъ есть Дух, и поклоняющиеся Ему должны покланяться в духе и истине». Роль Иерусалимского храма для иудеев и горы Гаризим – для самарян, как бы говорит Господь, уже закончена.
Пораженная словами Христа, самарянка отвечает Спасителю: «знаю, что придет Мессия, Христосъ», вот Он и разрешит спорный вопрос, разрешит все недоумения и откроет Истину. – «Это Я, Который говорит с тобой». Бедной, грешной самарянке Сам Иисусъ Христосъ открыл Себя Мессией, Спасителем мiра.
Изумленная женщина, забыв свой водонос, поспешила в город рассказать о своей чудесной встрече. И что же? Личная встреча самарян со Христом убедила их, что именно Он есть долгожданный Мессия, Спаситель мира – Христосъ. А самарянка закончила жизнь свою проповедью о Христе и принятием за Него мученической кончины с именем Фотины – Светланы.
Так более простые и здоровые души самарян, не растворившие веру в политике, оказались более способными принять Мессию, чем гордые души мнивших себя исключительными сынами Авраама и наследниками ему Богом данных обетований. Из этого евангельского повествования следует урок и нам, православным, часто в гордыне своей похваляющимися нашей принадлежностью Истине и похваляющимися своими белыми ризами, но не обладающим внутренним благочестием. Аминь.
Епископъ МИТРОФАНЪ /Зноско-Боровский/
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L’Aveugle-Né
Dimanche dernier, en écoutant la lecture de l'Évangile, nous avons été témoins de la façon dont notre Seigneur Jésus-Christ a, par Sa parole, élevé un homme pécheur, en l’occurrence une Samaritaine païenne, des choses terrestres aux choses célestes, l'a faite passer de la vie charnelle à la vie spirituelle et, à la fin, la pécheresse est devenue une sainte martyre pour le Christ sous le nom de Photinia-Svetlana. Si dimanche dernier, le Seigneur nous avait rappelé que Dieu est Esprit et que la Vérité est le Christ, et nous avait appelés à adorer Dieu et à prier «en esprit et en vérité» «en tout lieu de son empire», en revanche, dans le présent Évangile de la guérison de l'aveugle-né, le Seigneur nous donne un modèle de prière.
Étant privé de vue, l’aveugle ne voit pas le Christ-Fils de Dieu, il entend seulement parler d’un Thaumaturge qui peut lui rendre la vue et il exige de Lui de le guérir. Pressé de toutes part par une foule hostile, il supplie, il crie : «Jésus, Fils de David, aie pitié de moi» ! Et le Christ entend son appel, répond à sa prière et guérit l’Aveugle.
Et nous aussi, souvent nous sommes des aveugles spirituels. Nous savons que Dieu existe, mais nous ne Le voyons pas, nous ne sentons pas la proximité du Christ-Sauveur, bien que nous connaissions Sa parole : « Je suis avec vous tous les jours de votre vie » !
Mais cela ne nous empêche pas de faire appel à Son aide lorsque nous traversons des moments difficiles dans notre vie. Mais le faisons-nous avec la même insistance que celle de l’aveugle-né qui en appelait au Christ-Jésus.
Que le Seigneur nous préserve,lorsque nous prions, de ressentir de l’ennui ou du doutequi peuvent naître de notre dualité intérieure, car, comme le dit le Seigneur, «un homme irrésolu n'est pas ferme dans ses voies». Notre prière doit être persévérante et doit provenir du sentiment et de la conscience de la proximité du Maître de la Vie - notre Seigneur Jésus-Christ.
Mais la persévérance dans la prière suffit-elle ? Non. La persévérance doit s'accompagner de l'obéissance au Seigneur.
Notez bien la chose suivante : le Christ n'a pas guéri l'homme aveugle de naissance immédiatement, instantanément. Le Seigneur teste en quelque sorte son obéissance, sa disponibilité à accepter Sa Parole : il commence par faire un mélange de salive et de sable, l'étale sur les yeux de l'aveugle et lui dit d'aller se laver à la fontaine de Siloé. Ce n'est qu'après avoir accompli tout cela que l'aveugle de naissance recouvre la vue. Sa prière persistante, associée à l'obéissance à la Parole de Dieu, a porté le fruit escompté.
L'aveugle subit les moqueries, les insultes et les menaces des scribes pseudo-scientifiques et des pharisiens qui l'entourent. Mais il reste ferme dans sa conversion au Christ. Cela, mes chers amis, est aussi notre chemin, le dur chemin de tout croyant en le Seigneur Jésus-Christ comme Fils de Dieu. Mais ceux qui demeurent en Dieu, par la grâce de notre Intercesseur Jésus-Christ, supportent tout avec une âme paisible et, demeurant dans l'obéissance à la Parole de Dieu, ils surmontent facilement les constructions d’enseignements pseudo-scientiques, tout comme l'aveugle, qui a recouvré la vue par sa simple foi, a facilement surmonté le mensonge intellectuel des persécuteurs du Christ-Messie. Amen.
Évêque MITROPHANE /Znosko-Borovsky/
Неделя о слепом
Если в прошлое воскресенье, слушая Евангельское чтение, мы были свидетелями, как Господь наш Иисусъ Христосъ возвел словом Своим грешного человека, язычницу-самарянку, от земного к небесному, возвел ее от плотской жизни к жизни духовной, и грешница стала святой мученицей за Христа с именем Фотины-Светланы; если в прошлое воскресенье напомнил нам Господь о том, что Богъ есть Духъ, а Истина – Христосъ, и призвал нас к поклонению Богу и к молитве в «духе и истине» на «всяком месте владычества Его», – то в нынешнем Евангелии об исцелении слепого от рождения – дает нам Господь образ молитвы.
Не видит слепой Христа-Сына Божия, он лишен зрения ; он лишь слышит о Чудотворце, могущем дать ему зрение, и требует от Него исцеления. Окруженный недоброжелательной средой, он настойчиво молит, кричит : «Иисусе, Сыне Давидов, помилуй мя!» И Христосъ откликается, идет ему навстречу – исцеляет его.
И мы с вами являемся часто духовными слепцами. Мы знаем, что есть Богъ, но не видим Его, не чувствуем близости к нам Христа-Спасителя, хотя и знаем сказанное Им: «Я с вами всегда» во вся дни.
И все же Его помощь, в нашей жизни, мы призываем. Но... с той ли настойчивостью, с какой призывал Иисуса слепой от рождения ?
Не дай нам Господь в молитве неуверенности и уныния, которые бывают от нашей внутренней раздвоенности, ибо – как говорит Господь – «не тверд в путях своих человек с двоящимися мыслями». Настойчивой должна быть молитва наша и должна исходить она из чувства и сознания близости к нам Владыки Жизни – Господа нашего Иисуса Христа.
Однако, достаточно ли одной настойчивости в молитве ? Нет. К настойчивости следует присоединить еще и послушание Господу.
Обратите внимание : не сразу, не мгновенно исцелил Христосъ слепого от рождения. Господь как бы проверяет его послушание, готовность принять слово Его: делает смесь (брение) из слюны и песка, смазывает этим глаза слепого и велит пойти умыться в купели Силоамской. И только исполнив все это, от рождения слепой возвращается зрячим. Настойчивая мольба-молитва его, сопряженная с послушанием Слову Божию, принесла желаемый плод.
Насмешки, оскорбления и угрозы переносит слепой со стороны окружающей его псевдо-учености книжников и фарисеев. Но он непоколебим в своей обращенности ко Христу. Это, дорогие мои, и наш с вами путь, нелегкий путь всякого верующего в Господа Иисуса Христа, как Сына Божия. Но пребывающие в Боге, чрез Ходатая нашего Иисуса Христа, все переносят с миром душевным и, оставаясь в послушании Слову Божию, легко побеждают ходули книжной псевдо-учености, подобно тому, как и прозревший слепец логикой веры легко победил лукавство ума гонителей Мессии-Христа. Аминь.
Епископъ МИТРОФАНЪ /Зноско-Боровскiй/
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La Lumière du Christ
L'Église orthodoxe nous appelle à glorifier saint Grégoire Palamas, connu sous le nom d'archevêque de Thessalonique, du nom de la ville où il a laissé une trace lumineuse dans l'histoire de l'Église, et qui a immortalisé son nom par son combat théologique sur la Lumière Thaborique.
Vous connaissez, bien sûr, l'histoire de la fête de la Transfiguration du Seigneur, vous savez comment le Seigneur, transfiguré en gloire sur le mont Thabor, a brillé d'une lumière plus étincelante que la lumière du soleil. Une controverse s'était alors fait jour : de quelle type de lumière s'agissait-il ? Était-ce une lumière éternelle, sans commencement, du Dieu éternel et incréé, ou était-ce une lumière, certes étincelante, mais notre lumière terrestre ordinaire, ce que l’on appelle une "lumière créée". En d'autres termes, la question était de savoir si cette Lumière du Thabor était une lumière créée ou incréée.
On pourrait penser que nous puissions dire immédiatement que, puisque c’était le Seigneur Jésus-Christ Lui-même, la Deuxième Personne de la Sainte Trinité, le Dieu infini, qui avait été transfiguré, Sa gloire était égalementune gloire divine, et Sa Lumière était uneLumière de la divinité éternelle, sans commencement, car lorsque vous et moi disons dans le Credo que nous croyons au Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, en tant que «lumière de lumière», Lumière deCelui qui était la Lumière éternelle – Son Père, nous disons que le Seigneur Jésus-Christ, le Fils de Dieu, est la Lumière de la Lumière de Celui qui était Son Père avant que le monde soit créé.
Nous savons d’après la Bible que Dieu, en qui, selon l'apôtre, «il n'y a point de ténèbres», a dit au début de la création : «Que la lumière soit ! Et la lumière fut», etc’est là que la lumière créée est apparue. Mais Dieu est Lumière incréée et éternelle. Et bien que ceux qui étaient dans l’erreur persistaient dans leur entêtement, saint Grégoire Palamas devait remporter une victoire décisive dans cette dispute théologique, et la fausse doctrine fut vaincue et elle disparut.
Certains pourraient dire que ce n'était qu'unecontroverse théologique abstraite, scolastique et non vitale. Mais ceux qui pensent ainsi ne font qu'indiquer à quel point ils sont éloignés du monde spirituel. Certes, notre monde est tel que les vérités théologiques, les vérités dogmatiques fondamentales de notre foi, si même nous les confessons et les reconnaissons,ne se reflètent pas dans la vie. Les gens sont beaucoup plus affectés lorsque la lumière créée s'éteint lors d’une panne, ils ressentent alors ce qu'est la lumière, parce que c'est un coup porté à leur vie pratique. Mais quand il s’agitd’un domaine spirituel et qu’ils disent "ce n'est pas vital", ils témoignent du fait qu'ils ne savent pas vivre dans le monde des valeurs spirituelles.
Le Seigneur Jésus a dit de Lui-même : « Je suis la Lumière du monde », et Il a ajouté que celui qui Le suit ne sera pas dans les ténèbres, mais qu'il aura la lumière de la vie. Et l'Église fidèle à Son Seigneur confesse que cette Lumière brille toujours. Elle brille encore aujourd'hui. Et même si vous et moi voyons quelles ténèbres ont enveloppé notre terre et toute la race humaine, ténèbres dans le domaine du dogme et de la morale, cela ne signifie pas que la Lumière du Christ a cessé de briller – non. L'apôtre et évangéliste Jean le Théologien, dans l'Évangile lu durant la nuit de Pâques, dit : «Et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçue».
Mais malheureusement, il arrive souvent à l'homme ce contre quoi l'Écriture Sainte le met en garde : il ferme lui-même ses yeux et ses oreilles pour ne pas voir et ne pas entendre. Ainsi, lorsque les valeurs spirituelles, la lumière spirituelle se présentent à lui, il n'y est pas seulement indifférent, mais il s'en éloigne souvent de lui-même, de sorte qu'il ne voit pas et n'entend pas ce qu'il devrait voir et ce qu'il devrait entendre. Parce que l'homme s’est entièrement attaché à ce qui est terrestre, de sorte qu’il ne vit que de et pour la terre, et ainsi ses yeux sont fermés et ses oreilles sont bouchées, afin de ne rien voir, ni entendre. Mais la Lumière du Christ brille et brillera toujours, et ceux qui ont les yeux et les oreilles ouverts, qui voient et entendent, sont sanctifiés et illuminés par cette Lumière.
Frère chrétien, ne te laisse pas déconcerter par ces ténèbres qui se déversent de partout. Certes, on ne peut que s'attrister de voir l'humanité errer dans de si sombres ténèbres, mais si l'homme cherche et s'efforce d'atteindre la lumière, celle-ci ne lui est pas refusée.
Notre Seigneur Jésus-Christ, selon les mots de Son apôtre, «est le même hier et aujourd'hui et Il le sera éternellement». S'Il a été la Lumière qui a illuminé tout homme pendant Sa vie sur terre, Il illumine également maintenant tout homme qui ne ferme pas les yeux, qui ne se bouche pas les oreilles, mais qui va au devant de cette Lumière. Et s'il accepte cette Lumière du Christ, les paroles de l'Évangile se réaliseront alors sur lui : «Pendant que vous avez la lumière, croyez en la lumière, afin que vous soyez des enfants de lumière». Amen.
Saint Métropolite PHILARÈTE
Свет Христовъ
Православная Церковь призывает нас прославить свят. Григория Паламу, архиепископа Солунского, который еще иначе называется Фессалоникским – по имени того города, в котором совершал свое архипастырское служение этот Великий иерарх. Яркий след оставил он после себя, в истории Церкви,вособенности обессмертил он свое имя той богословской борьбой о так называемом Фаворском свете.
Вы знаете, конечно, историю праздника Преображения Господня, знаете, как Господь, преобразившись во славе, сиял светом ярче, чем солнечным. И вот, поднялся тогда спор – какого рода был этот свет. Был ли это безначальный, присносущный свет, присносущного и безначального Бога, или это был хотя и яркий, но наш обычный земной свет, так называемый «сотворенный свет». Иными словами, спор шел на тему – был ли этот Фаворский свет сотворенным или не сотворенным светом?
Казалось бы, можно было бы сразу сказать, что поскольку там преобразился Сам Господь Иисусъ Христосъ, Второе Лицо Святой Троицы, Богъбезконечный, то и слава Его была – слава божественная, и свет был – свет вечного безначального божества, ибо когда мы с вами и в Символе Веры говорим, что мы веруем в Господа Иисуса Христа, Сына Божия, то как «света от света» – Того, Кто был Светом от Света – Отца Своего, еще до того, как был мiръ сотворен.
Мы знаем из Библии, что Богъ, в Котором, по слову апостола, «нет никакой тьмы», изрек в начале творения : «Да будет свет. И стал свет» – появился этот сотворенный свет. Но Богъ есть свет несотворенный и вечный. И хотя заблуждающиеся упорно стояли на своем, в этом богословском споре святитель Григорий Палама одержал решительную победу, и ложное учение было побеждено и исчезло.
Могут сказать, что это был только отвлеченный богословский спор, схоластический и не жизненный. Но те, кто так говорят, указывают только на то, как они далеки от мiра духовного. Конечно, жизнь наша такова, что богословские истины, основные догматические истины нашей веры если нами может быть и исповедуются и признаются, то они как-то в жизни не отражаются. Да, действительно; иногда люди, так настроенные, так живущие, бывают гораздо больше задеты за живое, когда потухнет вот этот сотворенный свет, то тут люди почувствовуют, что такое свет, потому что это удар по практической жизни. А когда в вопросах духовных люди говорят "это нежизненно", то свидетельствуют тем, что не умеют жить в мiре духовных ценностей.
Господь Иисусъ о Себе сказал «Аз есмь Свет мiру», и добавил, что кто идет за Ним, тот не будет во тьме, но будет иметь свет жизни. И Церковь, верная своему Господу исповедует,чтоэтот свет всегда сияет. Он сияет и теперь. И хотя мы с вами видим, какая тьма окутала сейчас нашу землю, окутала человеческий род, тьма и в области догмы и в области морали, но это не значит, что Свет Христовъ перестал сиять – нет. Апостол и евангелист Иоанн Богослов в том Евангелии, которое читается в Светлую Пасхальную Ночь, говорит, что этот «свет во тьме светится, и тьма его не может объять».
Но к сожалению, с человеком часто бывает то, о чем нас предупреждает Священное Писание– что он сам закрывает свои глаза и затыкает свои уши, чтобы не видеть и не слышать. Так и теперь, когда духовные ценности, духовный свет предстает пред ним, он не только равнодушен к нему, но и часто сам отходит от него, чтобы не видеть и не слышать то, что он должен видеть, и то, что он должен слышать. Потому что человек всецело прильнул к земле, только земным и землею он живет, и тогда у него очи закрыты и уши заткнуты, чтобы и не видеть и не слышать. Но свет Христовъ светит и всегда будет сиять, и те, у кого очи и уши открыты, видят и слышат, освящаются и освещаются этим светом.
Брат христианин, не смущайся тьмой, которая разливается всюду. Конечно, нельзя не скорбеть о том, что человечество теперь блуждает в таких мрачных потемках, но если человек ищет света и стремится к нему, то этот свет не закрыт от него.
Господь Иисусъ Христосъ, по словам Его Первоверховного Апостола, «всегда, днесь той же, и во веки». Если Он во время Своей жизни на земле был светом, просвещающим всякого человека, то и теперь Он просвещает всякого, кто не закрывает своих очей, кто не затыкает свои уши, а идет навстречу этому свету. И если он примет этот свет Христовъ, то на нем сбудутся слова евангельские : «дондеже свет имете, веруйте во свет, да сынове света будете». Аминь.
Святой Митрополитъ ФИЛАРЕТЪ
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