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La richesse céleste et le vrai trésor
Luc 12:16-21
Frères et sœurs bien-aimés,
Un jour, un homme a demandé en plaisantant à son prêtre : « Quel intérêt nous paye Dieu dans sa banque céleste pour notre piété ? » Le prêtre lui répondit : « Cent fois et la vie éternelle. » Cette réplique, bien que pleine d’humour, renferme une profonde vérité sur la façon dont Dieu nous invite à considérer nos valeurs, nos priorités et notre notion même de richesse.
La parabole de Jésus dans l’évangile de Luc de ce jour nous parle d'un homme riche, qui, après une récolte abondante, décide de détruire ses greniers pour en construire de plus grands, pensant qu'ainsi il pourra se reposer, manger, boire, et se réjouir pendant de nombreuses années. Ce riche croit qu'il a sécurisé son avenir avec ses biens. Dans sa logique, plus il amasse, plus il sera en sécurité. C'est souvent la même logique que nous pouvons retrouver dans notre monde aujourd’hui : plus de biens, plus de réussite, plus d’assurance.
Mais Jésus nous rappelle la réalité de cette sécurité illusoire. Car, dans la parabole du jour, Dieu interrompt soudainement les projets de l’homme riche :"Insensé ! Cette nuit même ton âme te sera redemandée ; et ce que tu as préparé, pour qui cela sera-t-il ?" En un instant, tout ce qu'il a amassé ne signifie plus rien, car sa vie lui sera retirée. Cette histoire nous montre la fragilité de nos plans humains et l'absurdité de placer notre confiance dans des choses éphémères.
Dans le début du sermon le prêtre qui répond à l’homme en le recadrant lui rappelle cette vérité : nos efforts spirituels, notre piété, nos œuvres d’amour et de foi sont en réalité un investissement auprès de Dieu, une “banque céleste”. Mais la récompense de Dieu ne se mesure pas en intérêts financiers ou en biens matériels. Dieu promet une récompense bien plus grande : "cent fois et la vie éternelle."
Cela signifie que la richesse spirituelle et les vertus que nous cultivons en servant Dieu et notre prochain ne s’épuisent jamais. Elles se multiplient. Quand nous investissons dans ce qui plaît à Dieu : la miséricorde, la justice, l’amour, nous construisons un trésor qui ne rouille pas et qui ne se dévalue pas. Ce trésor spirituel n’est pas seulement une bénédiction pour la vie éternelle, il enrichit aussi notre vie présente, car il nous procure une paix intérieure que rien d’extérieur ne peut troubler.
St Jean Chrysostome nous donne son point de vue sur la richesse : “Les richesses sont des outils : elles peuvent servir pour le bien ou le mal, selon l’usage que nous en faisons.”
Dieu ne condamne pas la richesse en elle-même, mais l’attachement excessif à celle-ci et l’égoïsme qui en découle.
La Bible nous donne beaucoup d’exemples d’hommes riches qui ont su utiliser la richesse en tant qu’outil et non pas en tant que but dans la vie : Abraham, Job, Joseph d’Arimathée, Zachée qui se repent et change complètement sa vie.
Jésus conclut cette parabole par un avertissement : "Ainsi en est-il de celui qui amasse des trésors pour lui-même et qui n'est pas riche pour Dieu." Être “riche pour Dieu,” c’est vivre en ayant conscience de notre dépendance à son égard. C’est reconnaître que tout ce que nous avons – notre vie, nos talents, nos ressources – nous viennent de Lui et que nous en sommes seulement les gestionnaires.
Quand nous vivons pour Dieu, nous changeons notre manière de voir la richesse et la vie. Le riche de la parabole ne s'est jamais demandé ce qu'il pourrait faire de sa richesse pour servir les autres. Il n'a jamais pensé à Dieu ou à son prochain, et c’est pourquoi Jésus le qualifie d’“insensé”. Saint Basile Le Grand nous enseigne : “Les riches amassent comme s'ils vivaient pour toujours, mais ils meurent comme s'ils n'avaient rien accumulé.” Dieu ne condamne pas la possession de biens matériels, mais il nous avertit que les richesses accumulées pour nous-mêmes ne servent à rien si elles ne sont pas mises au service de notre prochain et de la gloire de Dieu.
La promesse de “cent fois et la vie éternelle” nous encourage à placer notre espérance en Dieu, car Il ne déçoit jamais. Quand nous vivons pour Lui, nos efforts portent du fruit. Dieu, dans son amour infini, récompense toujours notre foi et notre fidélité. La vraie récompense, ce n’est pas ce que nous pourrions accumuler sur terre, mais l’assurance de la vie éternelle et la joie d’avoir vécu selon le plan divin.
Frères et sœurs, si un jour quelqu’un vous demande avec humour quel est le “taux d’intérêt” de la piété, rappelez-lui : Dieu nous offre cent fois ce que nous investissons en amour, en foi et en charité, et en plus Il nous accorde la vie éternelle. Nous sommes tous invités à construire notre richesse dans Sa “banque céleste,” une richesse qui dépasse le temps, qui porte des fruits pour les autres et qui nous accompagne jusqu’à la vie éternelle.
Puisse le Seigneur nous aider à être sages et à choisir la vraie richesse, celle qui réside dans la relation avec Lui et dans le don de nous-mêmes pour les autres. Amen.
Prêtre ZHIVKO
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"Libérés pour Témoigner et Choisir la Grâce"
Luc 8:26-39
Chers frères et sœurs,
Saint Philarète de New York, dont nous célébrons la fête aujourd’hui nous éclaire sur l’évangile du jour : « Si l'âme veut se libérer, elle doit abandonner ce qui l'enchaîne aux passions, et accueillir Celui qui lui tend la main. » Le texte évangélique du jour nous invite à observer la lutte entre l’attrait de la grâce divine et notre attachement aux sécurités matérielles.
L’homme possédé est décrit comme un être brisé, isolé, vivant parmi les tombeaux et rejeté de la société. Il incarne un état de souffrance qui dépasse l’emprise humaine. Saint Jean Chrysostome nous rappelle que cet homme "n'était pas seulement esclave, mais en proie à une souffrance bien plus cruelle que celle de l'esclavage" (Homélie sur l’évangile de Luc). En venant à lui, Jésus montre que personne n’est exclu de la miséricorde divine. Le Bienheureux Théophylacte écrit : «Le démon est saisi par deux passions de malveillance : l'audace et la peur. Car les mots : "Que me veux-tu, Fils du Dieu Très Haut ?" sont ceux d'un esclave audacieux et sans honte, tandis que "Je t'en supplie, ne me tourmente pas !" est l'expression d'un peureux. »
Puis pour rappeler la puissante influence sur l’homme, ainsi que son orgueil le démon réplique : « Mon nom est Légion, car nous sommes nombreux ». Une légion est une référence militaire romaine qui compte entre 2500 et 6000 soldats. Ce nom représente une puissance collective qui semble difficile à surmonter. La présence d’une légion de démons suggère que cet homme est intérieurement fragmenté, divisé en de multiples parties qui l’empêchent de se trouver lui-même et de mener une vie équilibrée. En employant un terme aussi intimidant que Légion, les démons semblent vouloir affirmer leur pouvoir, mais l’histoire montre que Jésus a l’autorité pour libérer même les plus tourmentés. En dépit de leur nombre et de leur puissance apparente, ces esprits sont finalement impuissants face à Lui.
Après avoir libéré l’homme, Jésus permet aux démons par leur prière d’entrer dans un troupeau de porcs, qui se précipite dans le lac où ils se noient. Selon la loi des juifs, le porc n’est pas cacher et il est considéré comme impur. Même s’il n’y a pas d’interdiction d’élevage, la pratique le décourage fortement. La mort du troupeau suscite la peur et l’incompréhension parmi les habitants. Cette perte représente un déficit économique significatif pour eux, et leur attachement à leurs biens devient un obstacle à l’accueil de Jésus. Ils lui demandent de quitter leur région, préférant leur confort matériel à la présence divine.
Ainsi Saint Grégoire de Nysse souligne ce dilemme : "Les habitants ont vu la puissance de Dieu, mais ils ont préféré leurs biens matériels à la lumière divine." Saint Philarète poursuit cette réflexion en disant : « Une âme trop attachée aux richesses écarte la lumière de Dieu, car elle craint plus pour son or que pour sa propre guérison. » Ce passage nous met en garde : même lorsqu’il est difficile d’accueillir la grâce en raison des sacrifices qu’elle demande, cela reste le chemin de notre véritable liberté.
Après avoir été guéri, cet homme souhaite suivre Jésus, mais le Seigneur l’envoie plutôt comme témoin auprès des siens. Il devient un apôtre de la miséricorde de Dieu dans une région qui a rejeté Jésus. Cet appel est un modèle pour nous : parfois, nous sommes appelés à témoigner de la grâce dans des contextes difficiles, voire hostiles.
Saint Basile le Grand nous éclaire ici : "L'âme qui a rencontré le Christ et a été guérie, ne peut demeurer en silence ; elle est brûlée par le désir de partager ce qu'elle a reçu." Saint Philarète ajoute : « Témoigner de la grâce reçue est une offrande qui nourrit l'âme et qui éclaire ceux qui sont encore dans les ténèbres. » C’est là le témoignage que cet homme délivré devient pour son peuple : un signe vivant de la miséricorde divine, même dans un lieu qui a refusé la grâce.
Ce passage nous met face à une question essentielle : sommes-nous prêts à recevoir la grâce, même si cela implique de renoncer à certaines sécurités ? Cette liberté intérieure est ce que Jésus offre, mais elle demande parfois le sacrifice de nos attachements. Comme les habitants de cette région, nous sommes souvent tentés de protéger ce qui nous apporte sécurité ou confort, au lieu d’accueillir la transformation divine qui libère vraiment.
Frères et sœurs, l’Évangile d’aujourd’hui nous rappelle que Jésus est venu pour libérer, guérir et restaurer. Cependant, il nous laisse toujours libres de choisir ou de rejeter cette libération. Que cet exemple nous encourage à ne pas laisser nos attachements matériels ou nos peurs nous priver de l’œuvre que Dieu veut accomplir en nous.
Puissions-nous, comme l’enseigne Saint Philarète, « ouvrir notre cœur et abandonner ce qui nous enchaîne, pour accueillir Celui qui nous tend la main. » Soyons libérés pour devenir des témoins de Sa miséricorde auprès de ceux qui nous entourent. Amen.
Que Dieu bénisse!
Père Zhivko
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La puissance de la Foi
(Luc 8:41-56)
Que nous révèle la lecture du saint Évangile de ce dimanche ? –La puissance et le pouvoir de la foi en la grâce salvatrice de Dieu.
Un homme du nom de Jaïre, chef de la synagogue, vient trouver le Christ Sauveur. Un terrible malheur l’avait atteint : sa fille de douze ans était mourante. Le père éploré place tout son espoir dans l'humble maître de Galilée, dont le pouvoir miraculeux a maintes fois relevé du lit de la maladie des personnes souffrantes et condamnées à mort. Le Christ répond à l'appel de Jaïre. Il se rend dans sa maison entouré de Ses disciples et de la foule qui L'accompagnent constamment. Et dans cette foule, une femme qui souffraitdepuis de nombreusesannées de pertes de sang et qui avait dépensé toute sa fortune en médecins, comme en dernier espoir, touche avec foile bord du vêtement du Maître et est immédiatement guérie.
« Qui m'a touché ? » – demande le Seigneur omniscient.... Les disciples sont stupéfaits... « Maître, la foule t'entoure et te presse, et tu dis : « Qui m'a touché ? – Quelqu'un m'a touché, car j'ai senti une force qui sortait de moi », insiste le Sauveur... Et c'est en tremblant que vient à Lui celle qui venait d’être guérie, elle tombe à Ses pieds et se repent humblement d'avoir ainsi audacieusement “volé” le gracieux pouvoir de guérison ... Et les paroles Divinesse font entendre : « Ta foi t'a sauvée ; va en paix ». Rien n’est impossible quand on a la foi. La foi, au-delà de toute espérance, accomplit ce qui est demandé.
Mais alors qu’Il disait encore cela, un homme vient de la maison du chef de la synagogue et Lui dit : «Ta fille est morte ; ne dérange pas le Maître». La faiblesse humaine connaît ses limites en tout. Elle connaît aussi ses limites dans la foi : si elle est morte, il est donc trop tard, et même la puissance divine ne peut plus rien. «Ne crains pas, dit le Seigneur au père troublé et angoissé, crois seulement, et elle sera sauvée». Et une fois de plus, la foi accomplit l'espérance ... Dans le cercle étroit de Ses disciples les plus proches ainsi que du père et de la mère de la défunte, le Seigneur rend la vie à la fille et ordonne aux personnes présentes de ne parler à personne de la résurrection qui a eu lieu.... Le mystère de la foi ne peut pas être raconté à ceux qui en sont «extérieurs» ... A ceux qui ne croient pas et ne croiront jamais à ce que peut faire la foi ...
Ce sont làdes exemples de foi que nous donne la présente lecture de l'Évangile, exemples dans lesquels, comme nous le voyons, l'impossible devient possible par la foi, ce qui semble irréalisable se réalise dans la vie réelle. Mais, nous dira-t-on, tout cela se passait au temps de l'Évangile, mais aujourd'hui, de nos jours, nous ne connaissons ni ne voyons de tels phénomènes... Et en effet, l'incrédulité cherchera toujours une explication en dehors de la foi. .... On vous dira : c’est de l’autosuggestion ... de l'hypnose ... c’est simplement un fait exagéré et déformé, en soi insignifiant, mais n’ayant rien à voir avec la puissance ou la sagesse de Dieu.
Mais prenons notre époque. Une mère de famille est malade. Ses jours sont comptés. Le médecin refuse de tenter quoi que ce soit. «Maintenant, tout espoir ne repose qu’en Dieu seul». Et l’on recourt à la dernière solution : envoyer un télégramme ausaint père Jean de Cronstadt. Sur les ailes enflammées de la foi, la prière de l’admirablepasteur russe s'envole vers le trône de Celui qui règne sur la vie et la mort. Et l'impossible s'accomplit : la femme malade se lève de son lit de souffrance ... N'avons-nous pas, pour beaucoup d'entre nous, connu des cas dans notre vie où le « lien naturel des phénomènes » était interrompu, où une infime graine de foi opérait un miracle ?
Que face au mystère de la foi s'arrête donc l'esprit humain, qui tente d'enfermer dans ses limites l'être avec tous ses mystères inexprimables. Il y a une limite au-delà de laquelle la connaissance doit reconnaître qu'il existe un domaine où ses lois sont impuissantes, elle doit s'humilier et céder la place à une foi vivante et efficace... Et le mystère de cette foi ne sera révélé qu'à celui qui « croit avec une espérance au-delà de l'espérance » et qui, dans cet exploit de foi, recevra l'assurance intérieure que sa confiance en Dieuest indéfectible et absolue.
Hiéromoine MÉTHODE
Сила веры
(Лук. 8:41-56)
В Святом Евангелии, которое читается на литургии нынешнего воскресного дня, раскрывается нам, братие, благодатная сила и мощь веры в спасающую Десницу Милости Божией.
Ко Христу Спасителю приходит некий человек, именем Иаир, начальник синагоги. Его постигло тяжелое горе: двенадцатилетняя дочь его лежит присмерти. Вся надежда скорбящего отца на смиренного Галилейского Учителя, чудотворная сила Которого уже не раз воздвигала от одра болезни страждущих и приговоренных к смерти. И Христосъ откликается на зов Иаира. Он идет в его дом, идет окруженный учениками и теснимый постоянно сопровождающим Его народом. И в этой толпе одна женщина, страдающая кровотечением и издержавшая на врачей все свое состояние, в последней надежде, с верою касается края одежды Учителя и тотчас получает исцеление.
"Кто прикоснулся ко Мне?" - спрашивает всеведущий Господь... Ученики удивлены... "Наставник! народ окружает Тебя и теснит, - и Ты говоришь: кто прикоснулся ко Мне?" – "Прикоснулся ко Мне некто; ибо Я чувствовал силу исшедшую от Меня," - настаивает Спаситель… И с трепетом подходит к Нему исцеленная, падает к ногам Его и смиренно кается в дерзновенном "похищении" благодатной целительной силы... И слышится Божественное: "дерзай, дщерь! вера твоя спасла тебя; иди с миром." ... Для веры нет невозможного... Вера сверх надежд осуществляет надежду…
"Когда Он еще говорил это, приходит некто из дома начальника синагоги и говорить ему: дочь твоя умерла; не утруждай Учителя." Человеческая немощь во всем знает предел. Знает предел и в вере: если умерла, то - значить уже поздно, значит, не поможет и Сила Божественная. "Не бойся," обращается Господь к смущенному и подавленному скорбью отцу, - "только веруй, и спасена будет." И опять вера осуществляет надежду... В тесном кругу самых близких Своих учеников и отца и матери умершей, Господь возвращает ей жизнь и повелевает присутствующим не сказывать никому о происшедшем воскрешении... Тайна веры не может быть поведана "внешним"... Те, кто не верят, и не поверят и в то, что сделала вера…
Вот, братие, примеры веры, которые дает нам нынешнее евангельское чтение, примеры, в которых, как видим мы, невозможное чрез веру становится возможным, неосуществимое осуществляется в действительной жизни. Но, скажут нам, все это было во времена евангельские, а теперь, в наши дни, мы не знаем и не видим подобных явлений … Неверие всегда будет искать выхода без веры и помимо веры... Самовнушение... Гипноз... просто преувеличенный и искаженный, сам по себе незначительный факт, но только не Божия сила и не Божия премудрость.
Но возьмем наши времена... В семье больна мать... Ее дни сочтены... Врач отказывается от всяких попыток... "Теперь вся надежда только на Бога." Прибегают к последнему средству: посылают телеграмму св. от. Иоанну Кронштадтскому. На огненных крыльях веры летит молитва всероссийского пастыря-молитвенника к Престолу Того, Кто господствует над жизнью и смертью. И невозможное совершается: больная встает с одра болезни... Да разве у многих из нас в жизни не было случаев, когда прерывалась "естественная связь явлений," когда горчичное зерно веры творило чудо?
Итак, пусть остановится пред тайной веры человеческий ум, посягающий заключить в своих пределах бытие со всеми его невыразимыми тайнами. Есть предел, за которым знание должно признать, что есть область, в которой безсильны его законы, должно смириться и уступить живой и действенной вере … А тайна этой веры откроется только тому, кто "сверх надежды поверит с надеждой," и в этом подвиге веры своей получит внутреннее удостоверение непреложности своего упования.
Iеромонахъ МЕƟОДIЙ /Савелов-Йогель/
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Le Bon Samaritain
« Que dois-je faire pour avoir la vie éternelle ? ». Un docteur de la Loi, non pas un homme du milieu de la foule, mais un savant, un docteur de la Loi, interroge ainsi le Seigneur. – « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu... et ton prochain comme toi-même ». Telle est la réponse de l'Ancien Testament à la question posée. Si le vieil Israël comprenait ce qu’était l'amour envers Dieu, il tâtonnaitquant au commandement d'aimer son prochain, d'où la question du docteur de la Loi : « Qui est mon prochain ? » Dans la question « Qui est mon prochain ? », la vision du vieil Israël ne s'étendait pas au-delà du peuple d'Israël, le prochain ne pouvait être qu’un Israélite. Le devoir d'amour pour le vieil Israël ne s'appliquait qu'à ses compatriotes.
C’est précisément cette conception erronée du vieil Israël que le Seigneur nous révèle dans la parabole du Bon Samaritain miséricordieux. Les Samaritains et les Juifs nourrissaient les uns envers les autres des sentiments hostiles. Pour le Juif notamment, le Samaritain était impur et méprisable.
Un Israélite qui se rendait à Jérusalem fut attaqué par des brigands. Ils le dépouillèrent de ses vêtements, lui infligèrent des blessures et l'abandonnèrent à peine vivant. Un prêtre juif, puis un lévite, passaient par le même chemin. Voyant le malheureux, chacun d'eux s'approcha de lui, le regarda, et tous deux passèrent leur chemin. Mais voilà qu’un Samaritain passaitpar ce mêmechemin. Quand le Samaritain vit le malheureux, il eut pitié de lui, versa de l'huile et du vin sur ses plaies, pansa ses plaies, le mit sur son âne, le conduisit à une auberge, donna de l'argent à l'aubergiste en lui demandant de prendre soin du malheureux.
« Lequel des trois était le plus proche de celui qui était tombé entre les mains des brigands ? A ton avis, lequel ? » – demanda le Seigneur au docteur de la Loi. Et sa réponse fut : « Celui qui lui a fait montre de miséricorde ». « Va et fais de même ».
Lorsque le docteur de la Loiavait demandé au Seigneur : « Qui est mon prochain ? », il identifiait encore son prochain comme un membre de sa tribu, un membre du peuple d'Israël. En disant « Va et fais de même » au Juif érudit, le Seigneur indiquait le caractère universel du commandement d'aimer son prochain. En confirmant le commandement d'aimer son prochain, Jésus-Christ fait de ce commandement non seulement le centre de tous les autres, mais il le relie inséparablement au commandement d'aimer Dieu, et Il rend ce commandement universel ; on doit aimer non seulement ses amis, mais aussi ses ennemis personnels.
« C’est ici mon commandement : aimez-vous les uns les autres comme Je vous ai aimés », dit le Seigneur. Mais l'amour du prochain est-il possible sans l'amour de Dieu ? Non, c'est impossible. On ne peut pasêtreagréable à Dieu si l’on ne respecte pas les gens, surtout les plus démunis, ceux qui semblent les moins dignes d’attention. L'amour du prochain n'est pas séparable de l'amour de Dieu, et inversement : l'amour de Dieu est inséparable de l'amour du prochain. Celui qui dit : « J'aime Dieu, mais je hais mon frère, celui-là est un menteur », dit l'apôtre Jean le Théologien.
L'amour parfait nous a été révélé en la personne de notre Seigneur Jésus-Christ. « Bien-aimés, - nous dit le même Apôtre de l'amour, - aimons-nous les uns les autres, car l'amour vient de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. Celui qui n'aime pas, n'est pas de Dieu ».
L'amour du prochain n'est pas, simplement, d’avoir de la considération pour l'autre, et ne doit pas être confondu avec la charité, la bienfaisance. L'amour est un sentiment religieux à sa source, car il est l'œuvre de Dieu en nous. Venu de Dieu, l'amour retourne à Dieu, car en aimant nos frères, nous aimons le Seigneur en personne, etalors nous formons ensemble le Corps du Christ.
Pour réaliser dans notre vie l'amour que Dieu nous a commandé, il est avant tout indispensable de dépasser l'idée purement humaine et banale de l'amour.
Dans la parabole du Bon Samaritain, le Seigneur nous délivre un enseignement pratique, à savoir qu'il ne nous appartient pas de décider qui est notre prochain ; une personne dans le malheur, même si elle est mon ennemie, m'oblige à devenir son prochain. L'amour du chrétien doit se manifester à l'égard de toute personne que Dieu nous permet de rencontrer sur le chemin de notre vie – c'est en cela que se distingue le Nouveau Testament, l'Église du Christ, de l'Israël de l'Ancien Testament. Amen.
Évêque MITROPHANE /Znosko-Borovsky/
Милосердный Самарянин
« Что должен делать человек, чтобы иметь жизнь вечную? » – спросил Господа законник, не человек «из толпы», а ученый, законник. «Возлюби Господа Бога твоего... и ближнего твоего, как самого себя». Таков ответ Ветхого Завета на заданный им вопрос. Если понятна была ветхому Израилю любовь к Богу, в заповеди о любви к ближнему они блуждали; отсюда и вопрос законника: «кто мой ближний?». В этом вопросе кругозор ветхого Израиля не выходил за пределы Израильского народа. Под «ближним» подразумевался только израильтянин, посему долг любви у ветхозаветного Израиля относили только к своим соплеменникам, только к израильтянам.
Это заблуждение ветхого Израиля и раскрыл Господь в притче «о милосердном самаряныне». Самаряне и иудеи враждовали между собою. Самарянин для иудея был человеком нечистым и презренным.
На некоего человека, израильтянина, шедшего в Иерусалим, напали разбойники. Они совлекли с него одежду, изранили и ушли, оставив его едва живым. Проходили той дорогой иудейский священник, затем и левит. Увидав несчастного, каждый из них подошел к нему, посмотрел, и... прошел мимо. Но вот проезжал той дорогой Самарянин. Увидав несчастного, самарянин сжалился над ним, перевязал ему раны, возливая масло и вино, и, посадив на своего ослика, привез его в гостиницу, дал хозяину гостиницы деньги, прося позаботиться о несчастном.
«Кто из троих был ближний попавшемуся разбойникам? – как ты думаешь?» – спросил Господь законника. И был его ответ: «оказавший ему милость». «Иди и ты так же поступай».
Когда законник спросил Господа: «кто мой ближний?», он еще отожествлял ближнего со своим соплеменником, с членом Израильского народа. Словом: «иди и ты поступай так же», сказанным ученому иудею, Господь указал на вселенский характер заповеди о любви к ближнему. Подтверждая заповедь о любви к ближнему, Иисусъ Христосъ делает эту заповедь не только средоточием всех остальных, но и неразрывно связывает ее с заповедью о любви к Богу, делает эту заповедь универсальной; надо любить не только друзей, но и личных врагов своих (Матф. 5:43–48).
«Сия есть заповедь Моя, да любите друг друга, как Я возлюбил вас», – говорит Господь. Но возможна ли любовь к ближнему без любви к Богу? Нет, невозможна. Нельзя угодить Богу, не уважая других людей, особенно самых покинутых, наименее заслуживающих внимания. Любовь к ближнему не отделима от любви к Богу, и наоборот: любовь к Богу не отделима от любви к ближнему. «Кто говорит: я люблю Бога, а брата своего ненавидит, тот лжец», – говорит Апостол Иоанн Богослов.
Совершенная любовь открылась нам в Лице Господа нашего Иисуса Христа. «Возлюбленные!» обращается к нам тот же «апостол Любви» – «будем любить друг друга, потому что любовь от Бога; и всякий любящий рожден от Бога и знает Бога. Кто не любит, тот не от Бога».
Любовь к ближнему не есть простое внимание к другому, ее нельзя смешивать и с благотворительностью. Любовь – это чувство религиозное по своему источнику, ибо она является действием Божиим в нас. Придя к нам от Бога, любовь к Богу и возвращается: ибо любя братьев своих, мы любим Самого Господа, так как вместе составляем Тело Христово (Рим. 12:5–10; 1Кор. 12:12–27).
Чтобы осуществить в жизни Богом заповеданную нам любовь, необходимо, прежде всего, преодолеть узко-человеческое, бытовое представление о любви.
В притче «о милосердном самаряныне» Господь дает нам практическое указание, а именно: не мне решать, кто мой ближний; человек в беде, будь он даже мой враг, побуждает меня стать его ближним. Любовь христианина должна проявляться к любому человеку, которого Богъ дает нам встретить на нашем жизненном пути, – в этом отличительная черта Нового Завета, Церкви Христовой, от Израиля ветхозаветного. Аминь.
Епископъ МИТРОФАНЪ /Зноско-Боровскiй/
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Dimanche de Zacchée
Les semaines de préparation au Grand Carême sont précédées par la lecture de l'Évangile sur Zacchée. Encourageant les pécheurs que nous sommes, le Seigneur dit : « Le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu ».
Alors qu’il était en chemin vers Jérusalem, Jésus-Christ s'est arrêté à Jéricho pour se reposer. Les deux classes sociales les plus importantes de la population de Jéricho étaient les prêtres et les collecteurs d'impôts. Et dans cette ville, où vivaient de nombreux prêtres, Zacchée était le chef des collecteurs d'impôts en faveur des occupants Romains, et en tant que tel il était détesté par le peuple. Ainsi, il était tout naturel de s'attendre à ce que le Messie, le Fils de David, soit accueilli dans la maison de l'un des prêtres, les descendants d'Aaron, mais il n'en fut pas ainsi : le lieu de repos de Jésus-Christ fut déterminé par un événement auquel les habitants de la ville ne s'attendaient nullement.
Zacchée, qui était un grand pécheur, avait le désir profond de voir de ses propres yeux quel genre de personne était ce Jésus-Christ, dont la renommée grandissait parmi la population. Étant de petite taille, il ne pouvait pas, à cause de la foule, apercevoir le Christ. C'est pourquoi, alors que Jésus traversait la ville, Zacchée partit devant en courant et grimpa dans les branches étalées d'un figuier qui se trouvait au bord de la route. C'est sous cet arbre que Jésus-Christ devait passer, et Zacchée aurait ainsi la possibilité de bien Le voir, de voir Celui qui non seulement n’éprouvait aucune haine à l’encontre des collecteurs d'impôts, mais qui avait même élevé l'un d'entre eux au rang d'apôtre.
Tandis que Jésus s'approchait, Zacchée Le vit réellement ce qui le remplit de joie. Mais, imaginez la joie qui fit battre son cœur lorsque Celui qui était reconnu commele Messie de Son peuple s'arrêta sous cet arbre, leva les yeux et, l'appelant par son nom, lui dit de descendre rapidement, parce qu'il avait l'intention de s’arrêter chez lui. Lui, pécheur, méprisable collecteur d’impôts, il lui était donné non seulement de voir Jésus-Christ, la Lumière du monde, le Messie, mais encore de Le recevoir dans sa maison, de partager le repas avec Lui, et de Lui proposer de dormir chez lui ! Zacchée se hâta de descendre de l'arbre et conduisit cet Invité de marque dans sa maison.
Mais le peuple s'était unanimement mis à protester bruyamment. Il leur semblait tout simplement inconvenant et humiliant que le Messie s’arrêtât dans la maison d'un pécheur méprisable, un publicain, dont la profession était à elle seule le symbole de l'humiliation nationale du peuple. Mais la parole miséricordieuse de Jésus avait plus de poids pour Zacchée que les cris et les insultes de la foule. La parole du Seigneur, avec laquelle Jésus-Christ s'était adressé à lui, avait redonné vie au pécheur qu’il était et avait ranimé en Zacchée, avec une force vivifiante, les bonnes qualités de son âme, qui avaient été étouffées par son appât du gain, son égoïsme et le mépris de son entourage. Ravi de l'attention et de l'honneur qui lui étaient témoignés, Zacchée se leva de table et déclara solennellement : « Seigneur, je donnerai la moitié de mes biens aux pauvres, et si j'ai fait du tort à quelqu'un, je le lui rendrai au quadruple ».
La noble abnégation de ce publicain méprisé, qui avec une telle franchise renversait l'idole de sa vie, - l’appât du gain -, justifiait l'honneur que le Christ lui avait fait, et le Sauveur s'exclama : « Maintenant le salut est venu dans cette maison, car lui aussi est fils d'Abraham », Abraham le père des fidèles. Maintenant le salut est donc venu dans cette maison, car lui aussi est fils d'Abraham, c’est-à-dire qu’il est un fils du père des fidèles. Par ces paroles, le Seigneur dénonçait ceux qui L'avaient condamné parce qu'Il était entré dans la maison d'un pécheur, Il dénonçait ceux qui, aujourd'hui encore, comprennent la "filiation d'Abraham" de façon physique et non spirituelle.
Et nous tous, nous sommes des "fils d'Abraham" si nous gardons la foi dans le vrai Dieu, si nous gardons la fidélité à Celui qui est la Lumière de l’Intelligence et le Soleil de la Vérité pour toute l'humanité, si nous restons fidèles à notre Seigneur Jésus-Christ. La Parole de Dieu est une Parole éternelle, et Elle ranime encore les âmes des pécheurs et de tous ceux qui ont préparé leur cœur à la rencontre du Seigneur. Amen.
Évêque MITROPHANE /Znosko-Borovsky/
Неделя о Закхее
Евангельским чтением о Закхее предваряются подготовительные недели к Великому Посту. Ободряя нас, грешников, говорит Господь : «Сын Человеческий пришел призвать и спасти погибших».
Направляясь в г. Иерусалим, Иисусъ Христосъ задержался на отдых в г. Иерихоне. Двумя наиболее выдающимися классами в населении г. Иерихона были священники и мытари. Это был по преимуществу священнический город, в котором одним из начальников мытарей был Закхей. Как начальник сборщиков податей в пользу римлян, Закхей был ненавидим народом. И естественно было ожи дать, что Мессия – Сын Давидов – будет принят в доме одного из священников, потомков Аарона, но случилось не так : место отдыха Иисуса Христа определило нежданное жителями города событие.
Грешник Закхей имел глубокое желание увидеть своими глазами, что за личность был Иисусъ Христосъ, слава о Котором гремела среди народа. Будучи мал ростом, он не мог, из-за тесной толпы, даже взглянуть на Христа. Поэтому, когда Иисусъ проходил через город, Закхей забежал вперед и взобрался на развесистые ветви смоковницы, стоявшей у дороги. Под этим деревом должен был пройти Иисусъ Христосъ, и Закхею предоставлялась полная возможность видеть Его, видеть Того, Который не только не питал обычной для всех ненависти к мытарям, но и одного из них возвысил в звание апостола.
Когда Иисусъ Христосъ приблизился, Закхей действительно увидел Его и радовался этому. Но, представьте себе, какой радостью забилось его сердце, когда признанный Мессия Своего народа остановился под деревом, взглянул вверх и, называя его по имени, велел ему скорее сойти вниз, потому что намеревался быть у него в доме. Ему, грешнику, презренному сборщику податей, дается возможность не только видеть Иисуса Христа – Света мiра, Мессию, но и принять Его в своем доме, ужинать с Ним и предложить Ему ночлег у себя! С радостью поспешил Закхей слезть с дерева и повел Великого Гостя к себе в дом.
Но народ единодушно и громко возроптал. Народу казалось непристойным и унизительным, чтобы Мессия остановился в доме презренного грешника-мытаря, одно занятие которого было символом национального унижения народа. Но милостивое слово Иисуса для Закхея значило больше, чем ропот и оскорбления толпы. Слово Господне, с которым Иисусъ Христосъ обратился к мытарю, переродило грешника и с силой животворной воскресило в Закхее те добрые качества его души, которые были задавлены в нем жаждой наживы, своекорыстием и окружающим к нему презрением. В восторге от оказанных ему внимания и чести, Закхей, встав из-за стола, торжественно заявил : «Господи! половину имения моего отдам я нищим, и если кого чем-либо обидел, воздам вчетверо».
Это благородное самоотвержение презренного мытаря, который с таким прямодушием низвергал кумир своей жизни, оправдало ему, Христом оказанную, честь и Спаситель благостно воскликнул : «Ныне пришло спасение дому сему, потому что и он сын Авраама», сын отца верующих. Этими словами изобличил Господь тех, кто осуждал Его за то, что вошел Он в дом грешника, изобличил тех, кто и ныне не духовно, а физически воспринимает «сыновство Аврааму».
И мы с вами «сыны Авраама», если храним веру в Бога Истинного, если сохраняем верность Тому, Кто для всего человечества является Светом Разума и Солнцем Правды – верность Господу Иисусу Христу. Слово Божие – слово вечное, Оно и ныне возрождает души грешников и всех, кто приуготовил сердце свое для встречи с Господом. Аминь.
Епископъ МИТРОФАНЪ /Зноско-Боровскiй/
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